Le film choral où des personnages éloignés se rejoignent peu à peu est une bonne idée à la condition qu’il n’y ait pas trop de personnages, ce qui est le cas ici et dont l’histoire n’est pas toujours passionnante (garde du corps cupide, prisonnier qui cherche sa fille, homme au chien). Le problème de l’eau dans une grande ville est le vrai sujet (superbe reconstitution de Rome où le Tibre est asséché) mais il est effleuré (rationnement de l’eau, surveillance des fontaines publiques, distribution de l’eau par citernes, apparition de maladies exotiques telles la maladie du sommeil) avec l’évocation du comportement égoïste et cynique des riches et des élites (cf. le professeur, flatté de partager un jacuzzi avec Monica BELLUCCI), rappelant la critique de la société italienne déjà présente dans « Les opportunistes » (2014) et « Nuits magiques » (2018).
Malheureusement, l’histoire qui aurait pu être plus dystopique, est parasitée par un récit « petit bourgeois » mêlant adultères et conflits générationnels.