Fort de son expérience et renommée acquises dans le rôle de l’homme sans nom dans la trilogie du dollar, Clint Eastwood campe cette fois un personnage assez proche mais aussi fort éloigné : bien moins cynique, beaucoup plus naïf et surtout gentil toutou de l’agréable Shirley Maclaine… en bonne soeur !
Ainsi, ce western lorgne vraiment du côté de la comédie plutôt nunuche malgré une partition d’Ennio Morricone réussie mais fort limitée au demeurant. On suit donc les pérégrinations de ce duo impromptu qui n’a d’autres vélléités que de libérer le Mexique de l’emprise française, excusez du peu !
Et comme très souvent aux US, lorsqu’il s’agit de casser du sucre sur le dos des viiilaaaains « Frenchies », on ne se prive pas ! c’était d’ailleurs déjà le cas dans cet autre nanar lancinant du western pourrave, Vera Cruz.
Ici, mêmes causes, même effets, notamment un scénario poussif au possible et une mise en scène de petit vieux asthmatique sur le point de caner. Dans ces conditions, dire qu’on « s’y emmerde », tient de l’euphémisme le plus basique.
Beaucoup trop molle, cette ‘Sierra torride’ est comme une longue sieste sous le soleil dans laquelle l’incrédulité se mélange au grotesque quasi permanent ! un ratage total qui ne fonctionne jamais, y compris à l’insu de son plein gré.