Et Dieu décida que Simon le pêcheur serait le dernier film du grand Borzage. Dont la patte est méconnaissable dans ce péplum qui raconte, à sa façon, les premiers temps de la chrétienté. Mais aussi l'histoire d'amour entre un prince arabe et une jeune femme qui a le tort d'être à moitié juive. Plusieurs récits s'entrecroisent dans le film qui est plaisant à regarder, quoique peu spectaculaire, jusqu'à sa dernière partie qui prêche avec grandiloquence. L'interprétation est assez pauvre hormis concernant Howard Keel dans le rôle de Simon. Coincé entre les sorties de Ben Hur et de Spartacus, le film fit une courte carrière sur les écrans et reste rare encore aujourd'hui.