7
le 7 juin 2021
SuivreThe wolves of wall strip
Le film noir a, dans son essence même, été un vivier à clichés. Par son iconisation des figures, l’attention expressionniste apportée aux décors, la création d’une atmosphère nettement identifiable...
L’association de Frank Miller (auteur original), Robert Rodriguez et un certain Quentin Tarantino, trio pour le moins aguichant, permit l’adaptation du célèbre roman graphique Sin City sur grand écran ; il y avait donc de quoi se laisser tenter, et que dire si ce n’est que l’on ressort de ce visionnage totalement abasourdi, tant ce long-métrage est phénoménal, sorte de claque graphique comme on en a rarement vu.
Sin City se veut donc foutrement novateur sur le plan visuel, notamment du fait d’une prédominance du noir et blanc, couplé à des jeux de couleurs et une photographie somptueux ; l’hommage au support papier est donc des plus palpables, mais surtout grandement percutant, la mise en scène dantesque ne manquant d’ailleurs pas de conférer au tout une ambiance aussi glauque que délectable.
On tombe donc rapidement sous le charme de ce lieu particulier, véritable apologie de la ville malfamée, alors parfaitement mise en valeur par une BO sur-mesure, et une intrigue solide : le scénario se compose en effet de trois récits distincts mais s’entremêlant à merveille, et tous se révèlent derechef passionnants.
Il faut dire que les personnages, pour la plupart barrés comme pas deux, allient prestance sans borne, brutalité démente et répliques bien senties, soit un cocktail détonnant en la matière ; les péripéties sont également captivantes, entre tueries morbides graphiquement grisantes et rebondissements efficaces, et l’on note un humour noir des plus savoureux.
Bref, Sin City est un sans-faute frôlant la perfection, et ce ne sont pas les interprétations qui nous feront dire le contraire, le film arborant un casting hallucinant (Rourke, Willis ou encore Owen) : il y a donc une pléiade de prestations renversantes, participant allègrement au ton si singulier de Sin City, porté par des protagonistes mémorables.
En résumé, à l’image de sa séquence d’introduction excellente, et de son épilogue tout aussi réussi (Josh Hartnett), Sin City est une expérience visuelle retentissante, mais pas que : cette violence si jouissive dans son genre est parfaitement servie par une trame à la hauteur de son sujet, le film s’avérant passionnant de bout en bout. A découvrir de toute urgence !
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à sa liste Les meilleurs films des années 2000
Créée
le 9 août 2014
Critique lue 313 fois
7
le 7 juin 2021
SuivreLe film noir a, dans son essence même, été un vivier à clichés. Par son iconisation des figures, l’attention expressionniste apportée aux décors, la création d’une atmosphère nettement identifiable...
8
le 15 juil. 2020
SuivreMalgré le succès phénoménal des comics Sin City, le réalisateur Robert Rodriguez a remué ciel et terre pour convaincre l’auteur de bandes dessinées Frank Miller, dans l'unique but d'adapter l'univers...
8
le 3 sept. 2017
SuivreCe titre de critique résume un peu la folie hallucinatoire qu'on peut trouver dans le comic book de Frank Miller qui a trouvé son écrin grâce à Robert Rodriguez ayant su capter avec brio l'univers...
5
le 16 déc. 2014
SuivreVoilà un film qui m’aura longuement tenté, pour finalement me laisser perplexe au possible ; beaucoup le décrivent comme cultissime, et je pense que l’on peut leur donner raison. Reste que je ne...
6
le 23 août 2022
SuivreUn peu comme Kaamelott avant lui, le portage du Visiteur du futur sur grand écran se frottait à l’éternel challenge des aficionados pleins d’attente : et, de l’autre côté de l’échiquier, les...
9
le 15 déc. 2014
SuivreTitre référence de Guy Ritchie, qui signa là un film culte, Snatch est un thriller au ton profondément humoristique ; le mélange d’humour noir à un scénario malin et bien mené convainc grandement,...