Une suite : pas la pire qui soit, très loin d'être la meilleure non plus. Si l'on est rapidement inquiet, la bonne humeur générale et la présence toujours réjouissante de Whoopi Goldberg évitent le naufrage, la qualité de la bande-originale et, à un degré moindre, des chorégraphies étant relativement au rendez-vous. En revanche, il est évident que ce qui faisait la saveur du premier volet (l' « intrusion » d'une danseuse de cabaret au cœur d'un couvent) a presque complètement disparu ici, l'opposition n'existant plus au profit d'une énième histoire de jeunes « difficiles » (rassurez-vous, rien de bien méchant) que l'héroïne saura remettre dans le droit chemin par le pouvoir de la musique (c'est beau), n'évitant plus la bien-pensance, voire une dimension très édifiante plutôt habilement évitée précédemment. Sans être un supplice, « Sister Act, acte 2 » apparaît donc comme une suite inutile, pouvant uniquement compter sur son sens de la musique et le talent de son interprète principal (plutôt bien entourée) pour (très) vaguement justifier son existence. Dispensable.