Voyou :- Terme en voie d'extinction... On ne connaît désormais que des individus « bien connus des services de police », des « récidivistes » et des « multi-délinquants »
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Après avoir subi pas mal de rediffusions gnan-gnan à la télé, comme pendant les grandes vacances en général, il est réconfortant pour moi de renouer dans les critiques avec deux films intéressants dont celui-ci..
Mais que je ne dois malheureusement pas porter au crédit de la France mais des US.
Film qui n'a d'ailleurs pas bénéficié d'un distributeur à la hauteur (Polygram) dans la mesure où un professionnalisme douteux n'a même pas poussé la conscience professionnelle jusqu'à traduire en français le titre de l’œuvre en anglais !
Me privant ainsi à l'époque de l'envie d'aller le voir en direct dans les salles, où malgré tout, son audience a été conséquente, nonobstant le handicap de communication évoqué...
En effet, pour un budget de 44 000 dollars (comme ceux que les américains peuvent consacrer à leurs productions) le retour sur investissement mondial aura été de 165 615 285 dollars soit un ratio de + 376 %...
Lors de sa sortie en salles françaises, 1 762 652 spectateurs sont allés le voir dont 438 324 à Paris, lui permettant une inscription à la 19° place du Box Office des 32 films élus cette année-là.
La première place avait été remportée par "Le Bossu de Notre-Dame" qui lui avait eu, au-moins, la "bosse du commerce"...
Pour en revenir au titre, littéralement l 'IA traduit "les dormeurs"...
Au Québec, et conscients du peu d'accroche de ce titre, on l'avait rebaptisé "La correction".
En effet, le film met en œuvre des gamins de New-York, habitués à la rue et ses tentations, envoyés en maison de correction pour apprendre le mot obéissance...
Mais dont le traitement inhumain apprendra la véracité de cet apophtegme : "La vengeance est un plat qui se mange froid" ou encore "Méfiez-vous de l'eau qui dort" ...bref un attentisme pacifique cachant une violence contenue qui va se réveiller...
Ce film a été écrit et réalisé par Barry Lee Levinson (1942/----) qui n'a toujours pas pris sa retraite puisque sa dernière réalisation actuelle, après 27 mises en scène depuis 1982, date de 2025... Celui-ci est son troisième meilleur succès public après "Rain Man" et le "Harcèlement", et il avait déjà traité auparavant des maisons de redressement pour jeunes, thème qu'il aime exposer.
Il s'est d'ailleurs servi comme fond d'inspiration du roman éponyme de Lorenzo Carcaterra, partiellement autobiographique, paru en 1995...
Un film très jouissif puisqu'il traite des gosses opprimés qui vont attendre leur heure pour se faire justice ! Moteur :
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" Le générique débute en montrant des enfants new-yorkais pendant l'hiver 1967 précisant : de tous ces enfants qu'on voit, peu atteindront la trentaine, devenus tueurs ou autres...
Les quatre héros de ce film projettent de jouer de mauvais tours au marchand de glaces ambulant : l'un sert de chèvre en ne payant pas sa commande et fuyant...
Pendant que le glacier le poursuit, les trois autres déménagent sa carriole en mettant un de ses deux essieux sur l'escalier de la bouche d'accès au métro, pour la mettre en équilibre instable et jouer un tour de c... au glacier parvenu trop tard...
Malheureusement pour les mauvais plaisants, le chariot échappe à leur contrôle et va écraser un usager ne s'attendant pas à voir surgir un tel engin...
Une "connerie" comme beaucoup de gosses en commettent, mais dont la conséquence va leur valoir la maison de correction...
Sans savoir que ceux-ci n'ont aucune idée de l'enfer qui les y attend : un surveillant, dès le début de l'enrôlement, va l'entraîner à part et lui imposer un strip-tease total !
Mais ce n'est qu'un début : ils vont subir humiliations, privations, viols avec un directeur de maison de redressement qui ferme les yeux...
Les quatre copains auxquels s'en ajoutent un autre vont avoir le tort de gagner contre les surveillants un match de football américain : le meneur, un noir, va y laisser sa vie en représailles mais officiellement, il est décédé à cause d'une pneumonie...
Au terme de leur incarcération les victimes survivantes font un pacte, décidés à se venger de ces traitements infects...
Longtemps après, deux des quatre gamins devenus des criminels intégrés à la mafia, rencontrent dans une brasserie le plus sadique de ces surveillants : il vont l'abattre, froidement, et ce après qu'ils se soient faits reconnaître... Ils sont arrêtés...
Parmi les deux autres, l'un est devenu avocat général et va faire une réquisition sournoise de ses ex copains d'infortune, l'autre est devenu journaliste... Les deux copains non emprisonnés vont bâtir un échafaudage de fausses preuves pour innocenter les deux criminels..."
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Je ne vous livre ici que l'essentiel des faits nécessaires à la compréhension du film pour ne pas déflorer le sujet, car nombre de scripts en disent trop, comme sa fin !
Nécessaire car pour tout bien comprendre, car à trop nous "promener", ce film est complexe à digérer, notamment de par son nombre d'intervenants...
Fin que je peux quand même vous décrire : si l'auteur du roman affirme que son récit est vrai, tout ce qui est responsabilités de justice aux US nient les faits, bien sûr, et avoir dans leurs archives des traces des fais évoqués...
Le casting est aussi excellent que le récit lui-même, mais outre les stars du cinéma affichées, Kevin Bacon, le surveillant haï de tous, mais faisant régner une discipline dictatoriale de fer, se prend si bien à son jeu, qu'on se verrait bien lui "rentrer dedans" !
En outre, c'est Sandra Bullock qui devait tenir initialement le rôle de Carole, seul élément féminin notoire du film...
Auquel on pourra toutefois reprocher trop d'invraisemblances, d'être bien trop long et fastidieux, de partir dans tous les sens ...au point de trop s'écarter de l'objectif : l'abus de position dominante des dirigeants et surveillants de maisons de redressement.
Puis la vengeance entraînant notre jouissance légitime dans l'application de la loi du Talion, ainsi que celle perpétrée par les sympathisants des victimes...
J'ai aussi regretté le peu de soin apporté dans l'enregistrement du récitant, qui rend son propos peu intelligible...
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RTL 9 le 06.08.2026 (1)
(1) Que je ne remercie pas d'avoir pollué de pubs infectes, et à deux reprises, ce film au mépris de ses acteurs. Moi aussi je me vengerai en n'achetant pas ces produits !