On vous recommande de lire la critique de Peeping Stork (seule autre critique sur cette fiche technique, à juste titre : personne ne veut parler de cette daube), car c'est peut-être l'unique bonne chose provoquée par ce film. Slumber Party Massacre II, c'est un mix bordélique de Freddy Krueger et de Cry Baby (de John Waters), en gros : c'est un boogeyman qui s'attaque à une fille dans ses rêves, sous l'apparence d'un rockeur des années 50 qui fait des grimaces aussi effroyables que sa façon de faire semblant de jouer. C'est une parodie, mais personne ne rit. On ne sait pas pourquoi ça chante (mal) toutes les dix minutes, d'où sort ce boogeyman, ni son lien avec la victime ou l'ancien meurtrier du premier film, ni pourquoi tout le monde continue à jouer de la musique (mal) quand il y a des meurtres juste sous leur nez, ni pourquoi le film abandonne subitement le côté fantasmé et irréaliste des meurtres, pour basculer dans la réalité pure et dure (sans transition : on croit que c'est un rêve de plus, mais d'un coup tout le monde se met à voir le méchant et son meurtre... Bon, on a raté un épisode). Tous les accessoires sont du gros plastoc mal peinturluré, les moments musicaux sont des tortures (un cours de air-guitar et de lip-sync, par pitié...), et le final (après le virage réaliste) est incompréhensible. Si quelqu'un a la notice de la dernière scène, on prend. Car si l'on partait du principe que tout cela n'était qu'un
délire d'une folle enfermée à l'asile
(ce qui expliquerait pourquoi rien n'a de sens et est mal fait... Oui c'est pitoyable comme moyen de justifier sa propre médiocrité, mais on tente de comprendre ce qu'il se passe dans le cerveau dérangé des scénaristes à ce moment-là), et qu'on est bien revenu dans le monde réel (on a déjà eu le virage en ce sens), pourquoi revenir dans un second virage dans le rêve avec le
sol perforé magiquement par la foreuse ?!!
On a déjà galéré à comprendre (ou plutôt, ne pas comprendre) qu'on était passé à la réalité, et voilà que le film remet un coup de volant dans l'autre sens. On laisse tomber, on jette notre chapeau et on fait demi-tour. Il y a des suites qui ne devraient pas être, et cette chose faite en quelques jours avec des acteurs qui doivent être des amis des producteurs (qui ne savent pas déplacer la main sur l'instrument au moins une fois, pendant la chanson, et pour les playbacks chantés, on est sur un niveau de doublages de Dingo Pictures : pas une syllabe ne correspond) et un rockeur gominé au rire insupportable qui saute partout comme un cabri sous LSD. Même John Waters trouverait ça excessif, c'est dire.