Je ne peux pas dire que je sois fan des films sportifs – n’aimant tout simplement pas les activités physiques – et c’est vraiment par curiosité que je me plonge dans le visionnage de certains d’entre eux. Curiosité qui rime principalement avec la prestation d’un comédien ou d’une comédienne. Et c’est clairement ce qui s’est passé sur Smashing Machine. Un biopic à côté duquel je serais passé si le projet n’avait pas pour tête d’affiche Dwayne Johnson. Non pas que je sois fan du bonhomme. Mais plutôt intéressé par le fait de le voir dans un tout autre registre. Car Dwayne « The Rock » Johnson, c’’est tout autant un acteur qu’un businessman. Un ancien catcheur reconverti qui s’est glissé dans le cinéma d’action et les blockbusters à grand spectacle sans jamais en sortir. Cultivant son image de gros bras souriant et sympathique, sans jamais chercher à véritablement jouer les acteurs. À proposer autre chose que son éternel personnage de façade. À sortir de sa zone de confort et à oser une toute autre partition de ce que nous avons l’habitude de voir. C’est en cela que Smashing Machine m’interpelait de prime abord. L’occasion de voir ce cher Dwayne dans la peau d’un autre – un catcheur toxico – mais surtout à l’affiche d’un drame. Dans un rôle taillé sur mesure mais dans lequel il doit faire évoluer sa palette émotionnelle pour donner vie à son personnage. Au point de montrer qu’il est un véritable acteur. Il était même pressenti que cette interprétation – comme pour tout biopic qui se respecte – lui ouvrirait les portes aux Oscars. Chose qui ne s’est pas réalisée avec Smashing Machine. Déjà parce que le film n’a pas eu le succès escompté, aussi bien critique que commercial – et mine de rien, l’Académie des Oscars choisit souvent les films sur leur palmarès au box-office. Mais aussi parce qu’il manque quelque chose dans le jeu de Dwayne Johnson. Non pas qu’il soit mauvais, l’ancien catcheur livrant une performance somme toute honorable. Juste qu’il ne parvient pas à s’effacer derrière son personnage, son interprétation manquant d’éclat. Tout comme le film, d’ailleurs, qui se présente tel un biopic lambda. Le genre qui met en avant son comédien principal sans véritablement se soucier du reste. Faisant fi de son scénario, – l’addiction à la drogue est survolée, comme en témoigne une désintoxication aussi rapide que facile –, du décor – jamais le film ne présente les coulisses des MMA, alors qu’il met en avant des protagonistes censés en être les premiers représentants – et des personnages secondaires – Emily Blunt clairement sous-exploitée. Plutôt que raconter l’histoire et le combat d’un grand sportif, Smashing Machine se révèle être plus un drame en mode thérapie de couple ne sortant nullement du lot. L’ensemble se laisse regarder sans déplaisir. Mais vu l’ambition du projet et de la notoriété de son réalisateur Benny Safdie, nous étions en droit d’avoir un semblant d’uppercut, pouvant côtoyer The Wrestler.

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il y a 2 jours

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