En 1993, "Sniper" premier du nom était un petit film d'action sans grande envergure. Certes rentable, mais aux recettes très modestes (moins de 20 millions de dollars). Inexplicablement, c'est 10 ans plus tard qu'une suite est produite, sous forme de téléfilm.
On retrouve Tom Berenger, désormais sniper à la retraite. Mais comme il est toujours plus fort que les jeunots, l'armée le convainc de l'envoyer en mission suicide en Serbie pour un assassinat.
Un postulat générique, et un scénario qui ne se foulera pas trop. La charmante résistante est évacuée brutalement du récit... pour ne plus servir ensuite. Les troubles de la vision de notre héros n'auront ni explication ni résolution. Le méchant restera à l'état de figure de l'ombre le temps d'une courte scène, le reste des antagonistes étant des soldats transparents. Et le rôle exact de ce poète à protéger ne sera jamais développé.
Le tout dans un environnement grisâtre, filmé avec peu de moyens, et en Hongrie. Et oui c'était à l'époque la grande mode où les films d'action au rabais étaient tournés en Europe de l'Est. On retrouve ainsi plusieurs acteurs hongrois qui jouent des Serbes, mais qui parlent... hongrois ! Les spectateurs Serbes et Hongrois ont du bien rigoler...
Reste Tom Berenger qui fait correctement le taf avec ce qu'il peut. Ce sera visiblement suffisant, le franchise "Sniper" produira ensuite régulièrement des suites. A l'heure où j'écris ces mots, on est en 2025 et elle compte pas moins de 11 long-métrages. En attendant "Sniper contre Scotland Yard" et "Sniper et les gendarmettes" ?