Western dont on retient la charge monstrueuse des bleus et la beauté lumineuse de Candice Bergen

Evocation du massacre de Cheyennes et d'Arapahoes au village du chef Black Kettles, à Sand Creek en 1864 (pendant la guerre de Sécession) par la Chivington Brigade (le 1er et 3eme de cavalerie du Colorado et des Volontaires). 55 hommes et 110 femmes et enfants furent tués d'apres une source indienne (scalps, mutilations, viols, etc.).

Le début du film montre une attaque indienne contre un groupe de soldats, exterminés, sauf une femme blanche qui s'est enfuie de chez les indiens auparavant, et un bleu. Ils vont alors voyager de concert : l’une, jouée par Candice Bergen, est pro indien, jurant fort et débrouillarde, et l’autre, joué par Peter Strauss, est timide, naïf mais courageux et d’une honnêteté sans faille.

Parmi leurs rencontres, il y a Donald Pleasance dans un numero de vendeur de fusils louche (il s'est affublé de dents proéminentes).

A noter que le chef indien est joué par l’acteur mexicain Jorge Rivero, remarqué dans le Rio Lobo de Howard Hawks la même année.

Le film se clôt par la fameuse et historique charge de cavalerie de Chivington, monstrueuse.

Elle fut qualifiée par un juge apres enquête de "lâche boucherie exécutée avec sang-froid, suffisamment pour couvrir ses auteurs d’une indélébile infamie, et le visage de chaque Américain de honte et d'indignation». Un capitaine des Volontaires, Silas Soule, et le lieutenant Joseph Cramer refuserent les ordres, et avec leurs hommes ils temoignerent contre le colonel Chivington.

Dans le film, l’entrelacement de l’évocation historique et de la romance (de type classique, car tout oppose le couple au début puis ils s’attachent l’un à l’ autre) est plus ou moins heureux.

Mais ce que je retiens de ce film - en 2018 comme en 1971 quand je l’ai vu la première fois - c’est la force de la derniere séquence de massacre d’une part (et pourtant bien en deçà de la réalité) et d’autre part la présence incroyablement vivace, la beauté lumineuse, irradiante de Candice Bergen, inoubliable.

(Notule de 2018 publiée en avril 2025)

Michael-Faure
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le 22 avr. 2025

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