echo-des-ombres
Somnium est le parfait exemple du "film carte de visite" : techniquement propre et porté par l'interprétation habitée de Chloë Levine, il peine pourtant à dépasser le stade du concept déjà vu. Ce premier long-métrage de Racheal Cain ressemble à un épisode de Black Mirror inutilement étiré sur 1h32, manquant cruellement d'une identité visuelle propre et d'une écriture mature. Bien que l'ambiance clinique soit soignée, l'intrigue s'enlise dans des sentiers battus, rendant le tout assez monotone et sans réelle surprise.
Les anecdotes à retenir :
Un projet marathon : Racheal Cain a mis 13 ans à porter ce projet à l'écran après avoir remporté un prix de scénario en 2015.
Petit budget, grands moyens : Pour compenser le manque de fonds, l'équipe a utilisé des techniques d'effets pratiques et des décors réels de Los Angeles retravaillés pour donner cet aspect "futuriste" à moindre coût.
Le facteur "Stranger Things" : La présence de Grace Van Dien a grandement aidé le film à trouver un distributeur international, malgré son statut de production indépendante.
Inspiration Lynchienne : La réalisatrice a avoué avoir visionné Mulholland Drive en boucle durant la pré-production pour tenter d'insuffler cette logique de rêve, même si le résultat final reste beaucoup plus conventionnel.
Ma note : 5/10. Un exercice de style correct mais interchangeable, qui s'oublie aussi vite qu'un rêve au réveil.