Un coup de foudre amical terrassant, qui transcende le temps, l'espace, et la mort.
Vous pensez sans doute avoir déjà vu ce film, une énième œuvre sociale décortiquant les rapports philosophiques et humains. Et pourtant, Hamaguchi y appose sa fameuse patte naturaliste, insufflant à l'ensemble une authenticité désarmante.
Le cinéaste japonais déploie ainsi un tableau d'une pudeur, d'une bienveillance et d'une poésie inouï. On se demande sincèrement à quel point ces 3h15 ont été écrites, tant les dialogues, et plus spécifiquement l'alchimie entre Efira et Okamoto, est invraisemblable de naturel.
Soudain nous recouvre de ses fils narratifs et nous confond dans son espace-temps distendu, questionnant notre rapport à l'autre, dans sa présence comme dans sa disparition (saupoudré d'une pincée de discours sur le capitalisme).
Mais le plus étonnant, c'est qu'il ne découle qu'une seule chose de cet immense bloc de cinéma : de la légèreté, et de l'apaisement.
8,5/10
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