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le 9 déc. 2023
SuivreUne démonstration plutôt ratée
On voit bien sur quel argument le film tente de se construire : un couple en train de lentement se désunir est brutalement mis en face de difficultés extérieures énormes et pour faire face à...
Ce genre du film est toujours et forcement "casse gueule" ; tant la perception du réalisme est propre à chacun d'une part et la qualité des acteurs et leur direction peut tout faire flancher au détour d'une seule scène.
Ici, le long métrage de Thomas Bidegain nous relate l'histoire d'un couple en année sabatique qui se retrouve échoué sur une petite ile de l'antartique (en réalité filmé en Islande) suite à une erreur de citadins. Il s'ensuit un passage d'un mode de vie à l'occidentale à un espoir de secours puis un mode survie puis enfin un mode dernière chance avant la mort". Forcement, dans ces conditions le couple va passer par toutes les phases du reproche, de l'introspection, de l'entraide forcée mais désorganisée, poussée par la survie.
Je trouve personnellement le scenario intéressant du fait qu'il ne présente pas la survie comme une fatalité mais comme un apprentissage subit, avec les nombreuses erreurs et maladresse que cela soutent lorsque l'on n'est pas habitué.
Le film est porté par la prestation de Mélanie Thierry et à moindre mesure par celle de G. Lellouche, qui retranscrivent très bien les hauts et les bas (surtout les bas) de la situation.
On pourrait analyser des heures, et argumenter sur des pages entières s'ils auraient du faire ceci ou cela, si l'ensemble est plausible ou pas. Comme dit plus tot c'est vraiment affaire de perception personnelle par rapport à l'expérience de chacun (des montagnards, des marins ne réagiront pas comme de purs citadins).
Personnellement je retiens les très belles images, la performance des deux acteurs (forcement ici on est pas dans l'interaction au delà de 2): la souffrance, la douleur induite par la sous-alimentation et le froid est très bien rendue. Je regrette le trop grand poids des disputes qui sont parfois trop longues sans que cela ne rajoute grand chose au déroulé du scenario.
J'aime bien la fin, où la complicité et le replis sur soit et sur l'essentiel est très bien rendu (et de manière "poétique" si je peux dire).
Créée
le 8 juil. 2026
Critique lue 3 fois
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le 9 déc. 2023
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