AH le marivaudage à la Bergman , avec du Beaumarchais et du Anouilh en même temps , et ces chassés croisés amoureux et érotiques , dans ses mises en scène claire et classique et qui charme par sa poésie et son humour . Du moins , c'est comme cela que ce film de 1955 permit à Bergman de se faire connaitre hors de sa Suède natale . Car avant tout , ce film rappelle que Bergman est (était) d’abord un homme de théâtre . Sa dramaturgie et l’enchaînement des scènes emprunte aux œuvres du théâtre occidental . Facéties amoureuses , petites entourloupes, souvent menées par les femmes où les hommes sont ridiculisés et bien évidement le classique brouillage des hiérarchies entre les maîtres et les valets . Contrairement à ce l'on pourrait s'imaginer cet "œuvre" de 1955 n'est pas une adaptation théâtrale mais bien un scénario original du "sue des doigts" . ^^ Jusque à ce film , je n'avais jamais vu du Bergman , mais la place à part qui l'occuper et toute l'admiration que le cinéma français lui porté (nouvelle vague et la génération suivante -Garrell , Téchiné ou encore Doillon-) ça , j'en avais une petite idée (ou du moins dans mon imaginaire de ce j'en avais récolté des témoignages des uns et des autres admiratif du patrimoine de ce monsieur) : l'emmerdation (mot inventé) à plein nez au vu de ses classiques dramaturgique . L'incommunicabilité comme ils disent donc ! Bref , ce "Sourires d'une nuit d'été" (titre à rallonge) est un vaudeville en milieu bourgeois de plus banal avec des histoires de tromperie et du vrai amour filmé à la Bergman ... Ses personnages ne font pas dans le caustique et faut pas compter sur bibi pour que la chose soit mordant . Et si je m'attendais à voir de la comédie loufoque à la "A Night at the Opera" ou dans du "Design for Living" , ben je n'avais qu'à passer mon chemin et ne "pas chier une pendule à faire ce genre de critique" (au cas ou les afficionados de Bergman viendrait à me répondre , je préfère prendre les devants avant qu'on ne me la mette par derrière ^^) .. Et bien que cette comédie légère s'y essaye (reconnaissons le) et qui nous change de sa série de films déprimants , forcé de constater que ça n'a pris avec moi.
Voila ! Au moins , je pourrais qu'avec monsieur Bergman ou sa sa vision poétique, résolument moderne, du cinéma , j'y suis venu , j'ai vu , j'ai vaincu (sans être plus convaincu ^^ -mais ça je le savais déjà avant même d'en avoir vu-) !