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Le blockbuster à la française «Sous la Seine» - pur produit de sharksploitation avec Bérénice Bejo en Sigourney-Ripley des océans - vient de sortir. Le pitch est assez original : un requin transfiguré par le réchauffement climatique se retrouve au beau milieu d’une épreuve de triathlon dans la Seine (et tout ça à quelques semaines des épreuves des JO, hé hé...).
Un premier truc qui me fait marrer / Nicolas Ziani (le fondateur du Groupe Phocéen d’Étude des Requins) s’indigne déjà dans les médias à propos du film : « C’est de l’apocalypse cognitive. C’est quasiment de la fake news. On importe une problématique qui n’a jamais existé dans l’Hexagone (...) En eaux troubles mettant en scène Jason Statham est presque plus cohérent»... Le mec est furieux. «Ce film donne une image de catastrophisme qui est de l’ordre de la démence» s’indigne t-il encore. Bon, avouons-le, tous les amoureux transis des squales (dont je suis!) peuvent légitimement reprocher à Spielberg et à ses «Dents de la mer» la responsabilité d’une névrose mondiale. «Sous la Seine» remet une pièce dans le jukebox.
Mais diable, c’est vrai ça, pourquoi «Sous la Seine» ne s’embarrasse-t-il pas de raffinements ichtyologiques ?... Peut-être parce que cette bobine est un film d’horreur fantastique ! Et oui, le film de Xavier Gens n’est pas un documentaire. Quelle surprise ! Pas la peine de tomber dans Les dents de l’amer, si ?... Car OUI, on sait que ce requin ne survivrait pas deux jours dans les eaux de la Seine. OUI, on devine que l’histoire n’a rien à voir avec l’exemple récent du Béluga. OUI, on comprend qu’il n’y a aucune crédibilité scientifique. OUI, le requin ne représente (presque) aucun danger pour l’humain-e*... On a même à faire à une grosse série B rigolarde.
POUR MA PART / Les dialogues sont approximatifs, les personnages sous caractérisés, c’est mal très mal mis en scène, les clins-d’oeil malicieux à Spielberg (mais sans son talent) sont nombreux, on donne facilement dans le gore bien bourrin : pas de problème, on est bien dans une série B de sharksploitation ! Et là s’imposent deux chemins :
1/ On trouve ça très nul et très moche et c’est l’effet repoussoir immédiat.
2/ On trouve ça très nul et très moche, mais c’est tellement lunaire que ça devient très fun.
Mon verdict personnel / Moi c’est les deux (ça dépend juste des moments). Oui, c’est souvent navrant mais la satire est divertissante.
TROIS FAITS MARQUANTS POUR MOI (et pas forcément positifs) :
1/ C’est évident, Xavier Gens déteste Anne Hidalgo. Ici, la mairesse de Paris est ultra-caricaturée (par la toujours géniale Anne Marivin). Drôle, mais injuste et cruel. Mais drôle, c’est ça le dilemme. Vous me direz !
2/ Xavier Gens est complètement hors-sol quand il filme des sans-abris du bord de Seine (presque pas sales et amateurs de littérature) qui sont super copains bras dessus bras dessous avec les gentils policiers (tous hypersexys pour le bonus). Et vazy qu’on fait des câlins. On a vu rarement aussi déconnecté.
3/ Les écolos-activistes sont dépeints comme l’aurait fait un éditorialiste bidon sur CNews : des petites activistes punky-bourgeoises (qui ont forcément les cheveux bleus hein) squattent un véritable palace dans le plus bel arrondissement de Paris (!) et qui balancent en rage sur Tik-Tok des #JeSuisRequin. Xavier Gens n’est pas très subtil. Le pire est que ce dernier leur donne scientifiquement tort et que son film va même les punir (bien sévèrement) pour leur engagement politique. C’est bof-bof...
A vous de voir !
*En 2023 dans le monde entier, 69 attaques de requins ont été recensées et seulement 10 ont été mortelles. De quoi relativiser le danger donc.
Créée
le 4 mai 2026
Critique lue 4 fois
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