Below Her Mouth, c’est un film qui croit parler d’amour, mais qui passe complètement à côté. Tout est tellement centré sur le corps qu’on finit par oublier qu’il y a censé y avoir des émotions dedans. Les scènes de sexe s’enchaînent comme dans un clip un peu chic mais creux, sans tension, sans progression, sans vraie intensité.
Les personnages ? À peine esquissés. Dallas est une caricature de bad girl lesbienne, Jasmine une coquille vide en crise conjugale. On ne comprend jamais vraiment ce qui les rapproche, ce qu’elles se racontent en dehors de leurs draps froissés. Le désir est plat, mécanique, filmé avec esthétisme mais sans âme.
Ce n’est pas un film qui célèbre la passion, c’est un enchaînement de poses sexy sous lumière tamisée. Et c’est dommage, parce que le cinéma queer mérite mieux que des fantasmes mal emballés. Au final, Below Her Mouth est moins un film qu’un fantasme figé, un peu joli, un peu ennuyeux, très vite oublié.