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le 14 sept. 2024
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Enchaîner les 2 versions de Speak No Evil à une semaine d'écart, le moins qu'on puisse dire, c'est une expérience. L'originel, le Danois, est une oeuvre glauque, brutale, nihiliste, ultra efficace...
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Une famille américaine, les Dalton, décident de passer un week-end chez une famille qu'ils ont rencontré en vacances...
Le Speak No Evil de James Watkins n'est que le remake du film danois du même titre sorti en 2022 et réalisé par Christian Tafdrup. Il est important pour moi de le signaler. Il n'y a pas de raison que le réalisateur britannique s'accapare toutes les éloges. Ceci dit, il sera bien question d'évoquer le Mal dans ce film d'horreur. Dans les premières scènes, nous sommes au même niveau que les Dalton : on fait la rencontre inopinée d'une gentille et souriante famille britannique et nous invite à passer un week-end sur leur propriété. Même si on la connaît à peine, comment dire non à cette famille si souriante, si agréable et qui élève un gosse muet ? On le voudrait bien, mais l'hypocrisie de cette société nous pousse à dire "oui" tout le temps et à tout pour paraître gentil, bon. Mais le Mal se nourrit de cette hypocrisie.
Paddy (James McAvoy) est l'élément central de ce thriller à suspense horrifique. Paddy est partout et tout le temps. Il est également l'élément qui va tout faire basculer. L'environnement vit au rythme des mutations de Paddy. Si le décor est quasi inutile, il faut forcément faire appel à un talent et James McAvoy semble être celui qu'il faut. Après s'être révélé dans Split (M. Nigth Shymalan, 2016), l'acteur britannique s'est montré comme étant celui qui est capable de transformer le bonheur en malaise en usant de non-dits, d'un comportement qui met mal à l'aise. Paddy peut se montrer bon, mais le Mal finit par l'emporter, le croit-on.
Speak No Evil est le bac à sable de James Watkins. Comme c'est le cas de nombreux films, l'horreur se manifeste pas à travers des éléments fantastiques, mais utilise l'humain dans sa forme la plus pure, naturelle. D'une certaine manière, Watkins s'amuse à transposer l'horreur dans un contexte qui nous est familier. Il s'amuse à nous effrayer en nous rappelant qu'un ou plusieurs Paddy sont susceptibles d'exister, de se terrer quelque part sur le globe.
Je ne pense pas partir en week-end chez des "amis" de sitôt et je peux remercier James McAvoy de m'avoir convaincu avec sa performance du Mal réincarné. Ce rôle semble inné chez lui. Il est né pour incarner ce genre de personnage.
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