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SuivreDrame social
Un salarié dévoué est victime d'une maladie professionnelle. Devenu inapte et condamné par la science, il est licencié sans indemnité par un infâme patron capitaliste (pléonasme). Dans notre société...
Ce titre de critique est en réalité ironique car c'est un cauchemar dans les 2 sens du terme. Oui enfin, il y a pire c'est vrai, mais on n'est pas loin du n'importe quoi avec cette suite qui sent trop le fabriqué et qui n'offre pas la moindre invention. Imaginez les réunions dans les bureaux de la Fox lorsqu'il a fallu concevoir une suite à Speed qui avait tellement cassé la baraque qu'il était difficile de faire mieux. Qu'est-ce que les scénaristes allaient bien pouvoir trouver comme engin mortel dont les freins lachent ? un catamaran ? un vélo d'appartement ? j'ironise encore mais une armée de gars a dû se creuser la tête.
A cette problématique s'est ajouté au dernier moment le désistement de Keanu Reeves, on lui a donc trouvé un remplaçant en la personne de Jason Patric qui venait de se faire remarquer dans Sleepers, mais il n'a pas le même charisme que Keanu et l'alchimie entre Bullock et Patric est loin de valoir celle du premier film. Ensuite, il a fallu trouver un méchant, un mec qui en veut à la terre entière et suffisamment barge pour créer un bordel monstre, on a trouvé Willem Dafoe qui se régale à jouer de cette image de bad guy, il est bien le seul à prendre du plaisir dans cette sorte de "croisière s'amuse catastrophe" qui si on veut faire le difficile, prend un peu l'eau pour certaines raisons que je viens d'évoquer, mais aussi pour le fait que c'est un produit fabriqué et qui manque de rythme, avec une mise en scène ultra fonctionnelle. Jan De Bont pourtant auréolé du succès de Twister ne parvient pas à retrouver la formule gagnante de Speed, car ce qui était possible sur un bus ne l'est pas forcément sur un paquebot, de plus il laisse passer des erreurs de raccord grosses comme des bouées de sauvetage, c'est parfois tellement énorme que ça en devient drôle.
D'un autre côté, si on veut être indulgent, si on ne regarde pas de trop près la crédibilité du scénario et les invraisemblances trop voyantes, on peut se laisser emporter par ce cauchemar nautique qui mise avant tout sur la popularité de Sandra Bullock, sur son dynamisme et son énergie, il faut le prendre pour un bon gros divertissement imparfait qu'il est, rien de plus.
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Créée
le 15 janv. 2019
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le 16 janv. 2019
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