7
325 critiques
Spencer Trashy
Elle dit “fuck”, elle se fait vomir, elle se scarifie, elle provoque, elle annonce qu’elle va se caresser la belette… Non, il ne s’agit pas de Nancy Spungen — la vilaine petite amie de Sid Vicious —...
le 26 sept. 2022
Voir le film
Dans une époque où les biopics sont légion et leur forme souvent normée, il est très rafraîchissant de découvrir une œuvre qui est en fait plus la chronique mi-réaliste mi-imaginaire d'un Noël dans la famille royale et auprès de Diana qu'un énième biopic qui reviendrait sur la vie de cette personnalité inoubliable.
Pablo Larrain réussit à faire de Sandringham House, de la famille royale et de tout le personnel qui s'active pour satisfaire la Reine et les siens, une sorte de monde à part, complètement en décalage ave le monde "ordinaire" qu'a connu autrefois Diana.
Tout participe à nous rapprocher de ce que traverse cette jeune femme et jeune mère que le monde entier scrute et qui doit en plus supporter la raideur du regard de la Reine et de son époux. Les décors, dépouillés et comme figés dans le froid à l'extérieur et étouffants à l'intérieur font de Diana la prisonnière d'un univers dans lequel personne ne doit oser s'écarter des règles et des traditions. Un univers qui, comme la mise en scène du cinéaste, se doit d'évoluer avec discrétion, sans trop bouger, sans trop faire de débordement. La caméra de Pablo Larrain est la plupart du temps fixe ou en très lent mouvement, en écho à ce que nous raconte le film, à savoir les dernières heures de Diana dans un monde si ordonné, si mécanique, qu'il en devient presque angoissant. La musique semble aussi exprimer l'état intérieur de Diana, qui se déconstruit pour mieux repartir et retourner au vrai monde.
Spencer est le récit écorché d'une fuite proche, des derniers craquellements d'un vase qui, il y a encore quelques années, était lisse et "naïf". A mesure que le mental de Diana se détériore, le spectateur s'attache à elle (et à sa brillante interprète Kristen Stewart, qui nous offre ici une vision étrange et profonde de Lady Di), souffre avec elle lorsqu'elle s'imagine croquer dans un collier de perle, et se réjouit de la voir tout doucement trouver la voie de l'émancipation, notamment par le biais d'un retour à l'enfance salvateur bien que violent lorsqu'elle se rend dans sa maison d'enfance qui est voisine de Sandringham House (ironie du destin).
Créée
le 15 janv. 2023
Critique lue 16 fois
7
325 critiques
Elle dit “fuck”, elle se fait vomir, elle se scarifie, elle provoque, elle annonce qu’elle va se caresser la belette… Non, il ne s’agit pas de Nancy Spungen — la vilaine petite amie de Sid Vicious —...
le 26 sept. 2022
4
330 critiques
‘Spencer’ était un biopic qui promettait beaucoup car Pablo Larrain en a réalisé deux, l’un sur l’écrivain Pablo Neruda et l’autre sur la première dame Jackie Kennedy, et Kristen Stewart avait déjà...
le 2 janv. 2022
7
514 critiques
Avec Spencer, Pablo Larrain s’attelle une nouvelle fois à déconstruire le genre du biopic. Au lieu de retracer toute la vie d’un personnage, allant d’un époque à une autre, il prend la grande...
le 14 mars 2022
8
6 critiques
Dans une époque où les biopics sont légion et leur forme souvent normée, il est très rafraîchissant de découvrir une œuvre qui est en fait plus la chronique mi-réaliste mi-imaginaire d'un Noël dans...
le 15 janv. 2023
4
6 critiques
Faire suite à une œuvre qui, par sa forme autant que par son fond, est parvenue il y a quatre ans à offrir un souffle unique, jouissif et émouvant au cinéma de zombie … plus que laborieux. En 2016,...
le 28 oct. 2020
8
6 critiques
MON VOISIN TOTORO de Hayao Miyazaki Totoro débute de la même façon que Chihiro. Un déménagement, un voyage en voiture le long d’une route déserte en direction d’un nouveau lieu de vie. Si je devais,...
le 21 mars 2020
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème