En tant qu'étudiant en journalisme, je me devais d'aller voir ce film. C'est enfin chose faite avec une séance vers 20 heures à Toulouse qui m'a fait rater la première période de Pays de Galles-France mais bon osef ça valait largement le coup. Un grand film, un vrai, seulement 20 millions d'euros de budget pour plus de deux heures d'excellent spectacle où les effets spéciaux sont des sonneries de téléphone. Du cinéma qui repose sur la force d'une histoire, sur un scénario grandiose tiré d'une formidable enquête. Pas besoin de grands artifices, la caméra habile et intime de Thomas McCarthy et la musique intelligente (quand j'ai vu son nom au générique je savais qu'il n'y avait que ce génie pour fournir une musique aussi brillante et qu'en fait pas des caisses) d'Howard Shore font le principal. Les interprêtes sont tous au top pour incarner des personnages très intéressants : Mark Ruffalo en journaliste d'origine portugaie un peu chien fou, Rachel McAdams en jeune journaliste catholique qui doit délaisser la messe, Michael Keaton en vieux briscard et Brian D'Arcy James, journaliste chevronné craignant pour ses enfants et Liev Schreiber en rédac-chef juif dans une ville ultra-catholique où L'Eglise tient tout ou presque. Portes qu'on claque au nez, menaces, coups de pression, révélations. On partage l'excitation des personnages même si on connaît l'issue de l'histoire. Tout y est sans le moindre coup de feu, ni la moindre bagarre. Un film où la violence psychologique est la seule qui existe. Un film assez éprouvant mais qui surprend pas ses quelques moments comiques.
Un film important, moins chiant que Les Hommes du président. Un film intemporel qui touche vraiment. A vrai dire, j'ai limite eu envie de pleurer à un moment.
Un grand film, émouvant. Le meilleur de l'année pour l'instant (je n'ai pas encore vu The Revenant). Vraiment, que d'émotions cette soirée. Après m'être fait aboyé dessus par un molosse accroché au car de Radio France près de la Halle aux grains (là où il y avait eu les Victoires de la Musique classique mercredi), j'ai apprécié une pinte dans la chaleur de mon pub préféré, à ma droite un Gallois, sur l'écran, la défaite du XV de France malgré de la qualité. Oui, le cinéma c'est mieux que le rugby, au moins, on n'est jamais vraiment perdants.