Hop hop hop, on est peut-être sur un ovni là… et pas forcément dans le bon sens du terme.
Steve, la nouvelle prod Netflix, s’éloigne (enfin) de ses standards — et ça, ça me ravit toujours. Souvent, quand Netflix décide d’arrêter d’être Netflix, ça donne de belles surprises !
Avec Cillian Murphy en tête d’affiche, je signe direct. Et sur le papier, Steve a tout du bon film : un casting solide, un propos fort, une mise en scène travaillée.
Mais voilà… pendant 1h30, le film m’a littéralement épuisé.
Le sujet est déjà lourd, mais le réalisateur a jugé bon d’en rajouter une couche : effets visuels à foison, caméras à l’envers, plans drones, montage frénétique façon Enter the Void… histoire de bien nous rappeler que « la vie est dure et les personnages sont instables ».
Résultat : ça frôle parfois le grotesque, voire le “trop-plein”.
Et c’est dommage, parce que le film avait tout pour nous faire ressentir ce malaise sans nous le hurler à la figure : des acteurs au top, une écriture fine, une ambiance déjà lourde par nature.
Bref, Steve, c’est un film fort mais fatigant, pertinent mais surexposé.
Un film qui veut tellement bien faire qu’il finit par nous perdre à mi-chemin.