6
895 critiques
Inspiré d'effets réels
Le vrai point commun de tous les scénarios d'Aaron Sorkin ne se situe pas forcément là où on le croit. Dans chacune de ses œuvres emblématiques, il n'est en effet nul besoin de s'intéresser à...
le 7 févr. 2016
C’était inévitable non, que Steve Jobs soit réussi ? Quand tu vois les noms à l’affiche, tu te dis que c’était inévitable, que c’était le destin, que c’était écrit. Aaron Sorkin déjà, au scénario, ça le fait. Le monument À la Maison Blanche, c’est lui. The social network aussi, mais le film de David Fincher restait assez standard, bizarrement, et quasi impersonnel. Danny Boyle ensuite. Quoi qu’on pense de monsieur, capable du meilleur (Trainspotting et 28 jours plus tard, ou même Trance, sous-estimé à mort) comme du pire (La plage et Millions), il sait se montrer brillant et convaincant quand il décide de sortir le grand jeu. Les acteurs enfin. Michael Fassbender, Kate Winslet et Jeff Daniels, tu dis rien et tu admires, simplement.
Le film, fringant et neveux, s’articule autour de trois moments-clés de la vie de Steve Jobs (lancement du Macintosh 128K en 1984, de l’ordinateur NeXT en 1988 et de l’iMac G3 en 1998), trois actes fondateurs élaborés sur un même principe narratif : effervescence et agitation quelques minutes avant la présentation, flashback puis grande scène de dispute, sorte de climax symbolique venant clore chacun des segments (avec son ex copine Chrisann Brennan, puis John Sculley, puis enfin Steve Wozniak, l’ami/ennemi). Entre interaction intime (sa fille), professionnelle (son staff) et publique (ses fans), le film témoigne de l’aspect voyou et pas forcément sympathique de Jobs (arrogant, condescendant, calculateur…), son côté gourou et papa aussi, vénéré comme on vénère une star du rock et dont l’empreinte a durablement marqué, avant et après sa mort.
Boyle, très à l’aise dans cette structure quasi théâtrale (tout se joue en coulisses), privilégie une mise en scène alerte et épurée n’essayant jamais d’embellir ces blocs compacts de dialogues (Boyle a avoué que le scénario de Sorkin n’était rien d’autre qu’un pavé de 180 pages de conversations et de tête-à-tête sans aucune indication technique ou artistique). Elle est au contraire toute à leur service en en magnifiant la virtuosité et la rhétorique, l’intelligence et l’éclatante ironie. Boyle, Sorkin et Fassbender parviennent à transfigurer le mythe, l’icône que l’on croyait de marbre, imperturbable et inaccessible ; une machine, mais faite avant tout de matière humaine.
6
895 critiques
Le vrai point commun de tous les scénarios d'Aaron Sorkin ne se situe pas forcément là où on le croit. Dans chacune de ses œuvres emblématiques, il n'est en effet nul besoin de s'intéresser à...
le 7 févr. 2016
7
514 critiques
Tout est une question de contrôle. Pour Aaron Sorkin, comme pour son personnage de Steve Jobs, le principal moteur de recherche est d’avoir la main mise sur un circuit fermé, une boucle qui se...
le 8 févr. 2016
6
454 critiques
Trois petites années après le Jobs de Joshua Michael Stern voilà donc le nouveau biopic consacré au célèbre co-fondateur d’Apple, le projet avait déjà fait couler beaucoup d’encre comme chacun sait...
le 4 févr. 2016
8
1219 critiques
Au clair de lune, les garçons noirs paraissent bleu, et dans les nuits orange aussi, quand ils marchent ou quand ils s’embrassent. C’est de là que vient, de là que bat le cœur de Moonlight, dans le...
le 18 janv. 2017
4
1219 critiques
Un jour c’est promis, j’arrêterai de me faire avoir par ces films ultra attendus qui vous promettent du rêve pour finalement vous ramener plus bas que terre. Il ne s’agit pas ici de nier ou de...
le 19 oct. 2013
5
1219 critiques
En fait, tu croyais Matt Damon perdu sur une planète inconnue au milieu d’un trou noir (Interstellar) avec Sandra Bullock qui hyperventile et lui chante des berceuses, la conne. Mais non, t’as tout...
le 11 oct. 2015
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème