Certains grands spécialistes du cinéma japonais considèrent Une histoire d'Echigo comme le meilleur long-métrage de Tadeshi Imai. Voire. Ce mélodrame, situé pour la plus grande partie dans un village isolé du nord-ouest du pays, déçoit par sa lourdeur narrative, ses flashbacks mal amenés et une voix off encombrante. L'aspect documentaire sur la fabrication du saké est en revanche captivant et l'atmosphère rurale du Japon, en 1937, significative. Cette histoire, entre les mains d'un Kinoshita, par exemple, aurait sans doute charrié davantage d'émotion, alors qu'ici les trois personnages principaux manquent singulièrement de nuances. A retenir, tout de même, l'interprétation, en particulier celle de Yoshiko Sakuma, dans le rôle de la femme qui a dit non mais qui ne peut rien contre la violence des hommes.