Stranger than Paradise est le deuxième long-métrage réalisé par Jim Jarmusch, ou il établit déjà clairement ce qui fera son style. Directement on sent une meilleure préparation que pour Permanent vacation trois ans plus tôt, notamment au niveau de l'écriture les enjeux sont plus nets, les situations plus limpides et surtout les dialogues de comédie dramatique mieux étudiés. Jarmusch ne nous raconte pas grand-chose l'arrivée d'une jeune femme hongroise à New York ou elle rencontre son cousin qui va la loger, et c'est à peu près tout ! Mais l'essentiel pour l'auteur n'est pas là, lui qui a toujours fait un cinéma fait d'anecdotes, d'humour pince sans rire et de personnages curieux; ses sujets sont l'ennui, la paresse, la solitude aussi parfois. La réalisation comme dit plus haut est déjà typique de ce que sera le style de l'auteur, des longues séquences en plan fixe dans des intérieurs dépouillés, le noir et blanc granuleux donnant un cachet très cinéma indie, la musique avec ici le morceau I Put a spell on you de Screaming Jay Hawkins revenant sans cesse, Jarmusch réussit à garder un côté bricolage et amateur venu de son passé dans la No Wave. On aime ou pas ce cinéaste a la patte toute personnelle.

Créée

le 4 sept. 2024

Critique lue 10 fois

Stranger Than Paradise

Stranger Than Paradise

8

Amal

le 4 juil. 2010

Suivre

Critique de Stranger Than Paradise par Amal

J'adore Jarmusch. Je n'y peux rien. J'ai une sensibilité poussée en ce qui concerne son cinéma minimaliste et son silence. Là, c'est noir et blanc, il y a John Lurie, Screamin' Jay Hawkins et des...

Stranger Than Paradise

Stranger Than Paradise

8

porygonzero

le 16 août 2013

Suivre

La mort du rêve américain.

Une succession de plans séquences fixes, articulés en trois chapitres, filmés dans un noir et blanc profond et contrasté. Dans une Amérique miteuse et morose, trois personnages qui s'ennuient se...

Stranger Than Paradise

Stranger Than Paradise

6

olcolo

le 25 juin 2011

Suivre

Soigner l'ennui par l'ennui.

Le noir et blanc, des plans fixes, jamais bavard, de belles images et des acteurs sobres. Au début je me suis ennuyé comme les personnages du film s'ennuient. C'est un film sur l'incommunicabilité ,...

La Nuit américaine

La Nuit américaine

9

YgorParizel

le 22 nov. 2023

Suivre

Critique de La Nuit américaine par Ygor Parizel

François Truffaut démontre si le fallait encore l'amour qu'il porte au cinéma (détail drôle c'est qu'il parle d'un film tourné en studio). Les coulisses de cet univers avait rarement été filmé de...

L'Enfant du diable

L'Enfant du diable

9

YgorParizel

le 27 oct. 2014

Suivre

Critique de L'Enfant du diable par Ygor Parizel

Voilà une belle réussite en matière de maison hantée, un genre codifié et pas évident. La première moitié du film est clairement axée sur des scènes de frissons qui sont simples mais particulièrement...

Indiscret

Indiscret

7

YgorParizel

le 15 nov. 2019

Suivre

Critique de Indiscret par Ygor Parizel

Typiquement le genre de réalisation et de production qui se repose sur son couple de stars. Ingrid Bergman de retour de son séjour italien et avec un jeu plus naturel et Cary Grant en pleine période...