J'ai une certaine sympathie pour Joe Carnahan, même si, film après film après film, il ne semble toujours pas décidé à transformer l'essai et à passer à un statut de réalisateur de premier plan qu'il mérite quand même un peu.
Il continue donc à faire de petits actioners coolos, dans la lignée de son Smoking Aces, lesquels sans en avoir l'air, se pose tranquillement au-dessus du tout venant (Mise à Prix, justement ou même son Agence Tout Risques qui, à mon humble avis, vieillissent largement mieux que 90% de la prod du même genre). Et Stretch est de ceux-là. Sorte de mélange entre After Hours et un Hypertension en moins puéril, voilà un film bien sympa, qui joue avec des personnages trashouilles et cons sans tomber dans le trash ou le con lui-même, mais s'amusant justement de ça pour nous représenter une faune angeline tarée (Oui, en français, le gentilé pour Los Angeles, c'est "angelin").
Bref, c'est sympa, drôle, ça parvient à ne pas être ni répétitif ni téléphoné malgré une intrigue mince, et puis le cast est cool, entre Patrick Wilson et Chris Pine qui s'éclatent, et plein de caméos en mode autoparodies savoureuses. Et puis il y a Jessica Alba. Et puis c'est toujours joliment réalisé.
Bref, Carnahan mériterait largement mieux que de voir ses films devenir des DTV...