Il y a des hasards heureux dans la vie. Ainsi, les producteurs de la Columbia, en s'apercevant qu'ils n'avaient pas les droits de Into The Woods ont décidés de se rabattre sur un livre pour enfant des années 40 dont ils détenaient toujours les droits. Et qui racontait l'histoire d'un petit garçon qui nait avec le corps d'une souris.
Bon, le concept étant un peu trop fucked-up, on part sur un film où un couple de new-yorkais décident d'adopter une petite souris (qui parle et qui est super polie) au lieu du petit garçon qu'ils étaient censé recueillir. Ce qui est une solution moins bizarre mais quand même assez étrange pour faire un film pour enfant.
Je sais pas trop pourquoi, j'ai trouvé ce film super plaisant à voir tout en sachant que j'étais bien trop vieux pour apprécier ce genre de trucs. J'aime bien les films pour enfants lorsqu'ils se décident a prendre au sérieux leur matériel de base : le script est efficace et les personnages sont bienveillants. Certes, ils sont trop parfait et ont ce côté "famille parfaite" mais c'est l'adaptation d'un roman des années 40 et ça colle avec le côté "conte fantaisiste" de l'histoire. Ils arrivent à rendre cohérent l'idée d'un monde où les souris parlent et où tout le monde trouve ça normal. J'ai pas trop compris le rapport qu'ils ont avec les chats (ils les entendent pas eux ?) qui restent d'immenses connards durant le film... oui, même toi Snowball,
Hé ho, manipuler Stuart pour qu'il pense que sa famille ne l'aime pas et le foutre en danger depuis le début du film, ça mérite plus qu'un vague "je m'excuse."
Je retrouve ce que j'aime aussi dans les films Paddington : le fait de traiter comme quelque chose "d'un peu bizarre" le fait qu'un animal parle et se comporte comme les humains, une famille aimante, des catastrophes qui ne prennent pas des proportions relous, une métaphore sur l'acceptation de l'autre quel qu'il soit. D'ailleurs, j'ai cru un temps que le film se passait en Angleterre : t'as Hugues Laurie, une petite maison en hauteur, des personnages bien elevés qui semblent vivre dans les années 50 ? C'est en voyant Central Parc que j'ai eu un bug.
Bien que datant de 1999 les effets spéciaux tiennent encore la route. Il y a quelques moments où la texture de Stuart est un peu trop uniforme et quelques plans où ça jure, mais sur un film d'une heure et demi ça fonctionne. Idem avec les chats qui ont sans doute été changés numériquement pour les faire parler.
Et le tout est servit par un bon casting : ça fait énormément de bien d'entendre Michael J. Fox. Il a la voix parfaite pour jouer les jeunes garçons gentils. Et puis, j'ai été surpris de voir Hugh Laurie, loin du rôle qui l'a fait connaitre ou des rôles de second couteau comique, en papa doux et pédagogue.
Le plus dingue, c'est qu'autre hasard incroyable, les décorateurs du films ont utilisés une toile trouvée chez un brocanteur qui s'avère être une toile d'un maitre hongrois qu'on pensait disparu. Et hasard incroyable, c'est un expert hongrois en art qui regardait le film avec sa fille de 3 ans qui a repéré le tableau une décennie plus tard.
Est-ce que je le montrerais à des enfants ? C'est en priorité dans la liste des films que je montrerais à mon gamin plus tard.
Possibilité de remake/suite : Y a eu une suite. Et un dessin animé. Et un direct-to-DVD qu'on m'a déconseillé.
Le détail qui me titille : Comment fonctionne le bateau et la voiture que conduit Stuart Little. Surtout cette seconde qui a un démarreur, une marche arrière, un auto-radio. Ils foutent des petites gouttes d'essences dedans ?
Suis-je le seul ? : A me dire qu'à côté de la chambre de Georges dans ce film, l'immense chambre d'Elliott dansE.T. c'est un placard à balais.