DISCLAIMER : Vu en avant-première via une Cinexpérience organisée par SensCritique
Rike est médecin urgentiste.
Rike a un rêve.
Rike va (presque) réaliser son rêve.
Son rêve est de rejoindre l'île de l'Ascension, un peu en dessous de l'équateur, au large de l'Afrique, le tout en voilier, seule et à partir de Gibraltar. Mais tout ne se passera pas comme prévu :
À l'image de From Dusk til Dawn, il y a un gros twist au milieu du film qui change de genre.
Elle rencontre un bateau de réfugiés et finira par héberger et soigner un enfant qui a réussi à la rejoindre à la nage.
C'est là que le "vrai" film commence, un film prenant et pose beaucoup de questions. Les intentions du réalisateur sont très nobles et la façon dont il met cela en images est assez humble. Son but est de nous faire nous poser des questions (et vu la salve à laquelle il a eu droit lors du Q&A après le film, c'est réussi) voire éveiller les consciences de certaines et certains.
Quant au film lui-même, il faut déjà noter que presque tout le film est tourné sans effets spéciaux ni CGI (sauf 1 scène, celle de la tempête - question de sécurité et d'assurance, j'imagine). Et qui dit traverser l'Océan, dit tempête. Le tournage a eu lieu au large de l'île de Malte mais on ne s'en rend pas compte : tempête diluvienne, plans en hauteur, mer à perte de vue, c'est bluffant.
Et c'est aussi le cas de Susanne Wolff. Elle est seule pendant une grande partie du film et fait un travail vraiment crédible. On se sent très proche d'elle et pas seulement parce que c'est filmé dans un bateau. Et son air de Linda Hamilton, sévère mais juste, renforce encore ce sentiment.
L'autre personnage, Kingsley, joué par Gedion Oduor Wekesa, est un garçon de 14 ans qui lui tient tête.
Leur relation, à l'image du film, est peu loquace mais intense.