Suicid Squat : la team des cervelles en fonte

Bienvenue dans Suicid Squat, la version sous stéroïdes de Suicide Squad, sauf qu’ici on ne sauve pas le monde : on s’inscrit à Basic Fit avec la subtilité d’un rhinocéros en roller. Warner Bros a dû confondre « film de super-vilains » avec « pub mal tournée pour un club de fitness discount ». Imagine une bande de cinglés vaguement menaçants mais surtout incroyablement débiles, coincés dans une salle de muscu avec des haltères trop lourdes pour leur QI collectif : voilà Suicid Squat.


La salle de sport des damnés


Le gouvernement n’a plus d’idées : après avoir cramé tous ses super-héros, il décide de recruter des psychopathes bodybuildés pour défendre la patrie. Mais au lieu de les envoyer en mission, on les parque dans une salle de sport en banlieue, avec abonnement annuel, distributeur de protéines périmées et coach de Zumba possédé par un démon aztèque. Amanda Waller, la grande cheffe, leur balance :


« Vous êtes tous cons comme des haltères, mais au moins vous avez des biceps. Alors hop, squattez ! »

  • Deadliftshot

Will Smith n’est plus Deadshot mais Deadliftshot, le mec qui croit qu’un curl biceps peut tuer un ennemi à 100 mètres. Il passe tout le film à expliquer à Harley Quinn la différence entre un squat sumo et un squat gobelet, tout en pleurant parce qu’il n’arrive pas à dépasser les 90 kilos à la presse. Son super-pouvoir ? Tirer des haltères avec une précision chirurgicale, ce qui est aussi inutile que dangereux.


  • Harley Queen des Abdos

Margot Robbie devient Harley Queen des Abdos. Elle n’a pas besoin d’armes : son rire aigu est déjà une séance de cardio à lui seul. On la voit surtout se filmer en selfie pendant ses crunchs, en se demandant pourquoi Joker n’est jamais là pour tenir ses chevilles. Son arme préférée : une batte de baseball transformée en barre de fitness rose fluo avec des poids en forme de cœurs. Quand elle s’énerve, elle mord carrément dans les haltères, persuadée que c’est du chewing-gum.


  • Capitaine Boomerang (qui ne revient jamais de sa série de burpees)

Le type est censé être australien et dangereux. Ici, il est juste bourré de Red Bull et de bière tiède, et son seul pouvoir est de lancer des élastiques Decathlon qu’il a confondus avec des boomerangs. Quand il tente un mouvement de crossfit, il s’éclate la rotule et passe tout le film assis sur un stepper à insulter ses coéquipiers. Même Amanda Waller se demande pourquoi elle l’a embauché : « On avait besoin d’un figurant alcoolisé ? »


  • Killer Croc – alias Croc Gym

Dans le film, c’était une créature aquatique vaguement menaçante. Dans Suicid Squat, c’est juste un mec avec une peau mal hydratée et une obsession malsaine pour la piscine municipale. Il ne fait que de la nage papillon entre deux bancs de développé couché. Son rêve ? Remplacer le chlore de la piscine par du Monster Energy. Ses dialogues se résument à des grognements incompréhensibles, qu’on devine être des demandes de serviette.


  • El Diablo – le coach de Zumba en feu

Le type enflammé, littéralement. Mais pas en mode badass : il déclenche juste l’alarme incendie chaque fois qu’il tente un jumping jack. Les pompiers sont obligés d’intervenir toutes les dix minutes. Au lieu de tuer des ennemis, il anime des cours collectifs avec musique latino et hurle « ¡Calienta, calienta! » pendant que Deadliftshot transpire comme un bœuf. Sa plus grande tragédie : il ne peut pas toucher les machines en plastique sans les faire fondre.


  • L’Enchanteresse (coach possédée par un démon du fitness)

Alors là, c’est la cerise moisie sur le shaker protéiné. L’Enchanteresse se transforme en influenceuse Instagram de fitness dès qu’elle bouge les hanches. Son plan maléfique ? Remplacer toutes les salles de sport de la planète par des cours de step éternels. Son frère géant, un mix entre un démon antique et un haltère géant, débarque pour leur proposer un abonnement « illimité sauna + tapis de course ».


Le drame de l’histoire : personne ne s’entraîne vraiment


Le problème, c’est que Suicid Squat oublie d’avoir un scénario. Les personnages passent 80 % du temps à se disputer pour savoir qui a volé la dernière protéine goût cookie. Deadliftshot reproche à Harley de faire du bruit avec ses squats, Boomerang jette des haltères contre les murs, et Killer Croc tente de transformer le jacuzzi en marécage personnel. Quant à Amanda Waller, elle gère l’équipe comme une gérante de salle low-cost :


« Si vous ne faites pas vos séries, je coupe vos cartes d’accès ! »

Les dialogues les plus débiles


Deadliftshot : « Je ne rate jamais ma cible… sauf quand c’est une série de 12 répétitions. »


Harley : « J’ai un diplôme en cardio-psychopathie ! »


Croc Gym : « Grrhh… serviette… grrhh… sauna… »


Boomerang : « J’ai trouvé une cannette par terre, c’est mon nouveau boomerang ! »


Chaque ligne est plus absurde que la précédente, mais au moins ça fait rire… de pitié.


La bataille finale : Zumba apocalyptique


La confrontation ultime ne se passe pas dans une ville détruite mais dans… la salle de sport. L’Enchanteresse lance un cours de Zumba satanique avec fumigènes, tandis que son frère haltère géant fait des squats bulgares en arrière-plan. Les super-vilains tentent de suivre la chorégraphie, mais Boomerang s’écroule après trois pas, Deadliftshot rate tous ses mouvements et Harley décide de danser le Madison en freestyle. Finalement, El Diablo crame le sol et tout le monde finit à l’hôpital avec des claquages.


Verdict : haltères mentales


Suicid Squat est à la musculation ce que Suicide Squad est au cinéma : un accident industriel qu’on regarde avec un mélange de honte et de fascination. Personne ne comprend ce qu’il se passe, mais tout le monde ressort avec des courbatures au cerveau. Si tu veux voir des super-vilains débiles soulever de la fonte inutilement et se disputer comme des ados en cours de sport, c’est parfait. Sinon, regarde des vidéos de fitness sur YouTube : c’est mieux filmé, mieux monté, et surtout plus vendeur. Surtout si Tibo InShape essaie de te refourguer sa camelote.


Note finale : 0 haltères sur 20.

Parce que même la barre n’a pas été soulevée.

Kelemvor

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