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Le projet Sully pouvait être une nouvelle occasion de célébrer le all american hero, le type normal soudain pris dans une situation extraordinaire, devenant infaillible et porté au rang d'icône...
Depuis Gran Torino, Clint Eastwood a clairement perdu de sa fraîcheur, et on ne le blâmera pas de sortir un film comme Sully à 86 ans. Soit un divertissement de qualité qui doit surtout à l’intelligence de sa mise en scène et de son montage, qui passe par la diversité des points de vue, au sens littéral et figuré du terme. Eastwood se montre, dans ce contexte pépère, paradoxalement plus à l’aise dans les scènes « catastrophe » que dans l’intimité de ses personnages, plutôt simplistes. Paradoxalement ? Pas si sûr. A bien y regarder, les scène d’action étaient déjà celles qui donnaient tout le sel de ses deux meilleures récentes sorties, soit Au-delà (le tsunami) et American Sniper (le final). A quand Papy Eastwood à la tête d’un actioner ?
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Créée
le 15 sept. 2018
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