Un film tout à fait banal, du genre qui vous en touche une sans faire bouger l'autre. Qu'il en soit des acteurs, du montage, de la bande-son, des dialogues, ce n'est ni bon ni mauvais, c'est plein de bons sentiments comme on en a déjà vu cent fois, demain j'aurai oublié le titre, après-demain l'existence du film.
Puisqu'on est sur une création d'une neutralité absolue, qu'ai-je à critiquer ? Parlons alors représentation.
Raciale d'abord. 2016, un casting plus blanc que blanc (alors qu'on est au USA), pas une once d'inclusion, pardon mais ça n'est plus possible. Et si ça ne vous dérange pas, c'est également un problème.
De genre ensuite. Un bon 90% de temps d'écran dédié à des hommes où une fois encore, ils incarnent la force, le courage, la puissance, la droiture. À contrario, le 10% féminin est consacré à des biches en larmes, qui titubent, chougnent, sont perdues sans les hommes sauveurs, elles flanchent sous les émotions car elles ne semblent être constituées de rien d'autre. Rien de bien nouveau, ce n'est pas plus sexiste qu'une autre production américaine de ce standing, mais ça n'est pas pour ça que c'est bien, que l'on veut voir ça.
En bref, du cliché, aucune ambition cinématographique et une carence totale de caractère.