Bien installée à la maison, devant mon nouvel écran géant avec home cinéma, j’inaugure mon nouveau dispositif avec… Sunshine ! Un Danny Boyle – top 5 de mes réalisateurs préférés – j’avais peu de chances de me tromper. Et globalement, je ne regrette absolument pas mon choix. D’un point de vue visuel, Sunshine est relativement hallucinant. L’esthétique est superbe, flirtant parfois avec le figuratif. La lumière, la photo, la déco, triple check, la qualité est au rendez-vous. La mise en scène a quelque chose de très poétique, en particulier dans les scènes de mort (loin de moi l’idée de vous spoiler), plus belles les unes que les autres.

L’angoisse est omniprésente et nous accroche à notre siège. Un peu à la manière de The Descent, non seulement la situation de base dans laquelle se retrouvent les personnages n’est pas particulièrement rassurante, mais lorsque survient une menace supplémentaire, l’intensité monte encore d’un cran. L’absence pratiquement constante de musique ajoute encore à l’angoisse et à la sensation d’isolement. Dans l’espace, il n’y a nulle part où s’enfuir.

La notion de sacrifice est fondamentale dans le film. Lorsqu’on doit peser le pour et le contre entre notre vie et celle de l’humanité, le choix est vite fait. J’ai beaucoup aimé la force de caractère que ce choix conférait aux personnages.

Cela ne fait pas pour autant de ces personnages l’un des points positifs de ce film. Traités avec irrégularité, il est clair que l’accent n’a pas été mis sur eux, au point qu’on flirte avec le cliché. Vue la qualité des acteurs, je trouve ça un peu frustrant. Deux personnages m’ont quand même particulièrement accroché : le psy (mais probablement grâce à la scène du « sacrifice au soleil », la plus belle du film à mes yeux : un mélange d’esthétique parfaite, de poésie et d’intensité… A classer dans mes scènes préférées au cinéma !) ; et Chris « Badass » Evans, qui fait super bien... bah le badass.

Mais le gros point faible du film, je trouve, c’est la fin : comme s’il n’avait pas eu le temps d’exprimer toutes ses idées, Danny Boyle nous livre une fin assez brouillon et incompréhensible. Ca part dans tous les sens et on a l’impression d’avoir loupé quelques infos au passage. Mais on pardonne parce que c’est beau quand même, et que ça ne gâche pas le plaisir global procuré par le film. On reste quand même jusqu’à la fin du générique, autant pour essayer de remettre la fin dans le bon sens que pour se remettre de cette claque visuelle.

Si ça n’est pas le meilleur de Danny Boyle, Sunshine reste quand même un excellent film de genre, intense, angoissant, et visuellement impeccable !
Octobell
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le 5 déc. 2012

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Octobell

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