Quand on croit avoir fait le tour de l’affaire, il est toujours des scénaristes pour nous pondre une histoire « portnawak ». Alors, « Meg » et « Sharktopus » étant déjà pris, appelons notre sale créature « SUPER Shark » ! Ca va tout de suite faire trembler le spectateur et la spectatrice. Ensuite, disons que notre requin surnaturel est un mégalodon de la Préhistoire qui s’est retrouvé coincé « comme endormi » pendant des millions d’années dans les profondeurs mais qu’un forage effectué par une entreprise pétrolière pas très au courant du développement durable l’a réveillé…Forcément notre bestiole à dents longues, elle a super la dalle ! Que peut-il se mettre sous les crocs sur les plages américaines ?! Eh ben, des bimbos en maillot une ou deux pièces, souvent siliconées comme il se doit. Même la biologiste marine qui enquête sur ces morts est une vraie bombe anatomique ! Et elle s’enfile les téquilas quand elle est déprimée, mieux que n’importe quel vieux loup de mer ! Bon, notre créature a des pouvoirs spéciaux, capable de ramper sur terre avec ses nageoires ; et sa peau est comme un blindage, résistante aux balles, aux obus du char d'assaut qui le fait doucement rigoler (bon, c'est un requin, alors, OK, il rigole pas vraiment mais on le devine à son rictus ravi!!!), le lance-flammes le fait juste reculer alors, jusqu’à la fin, on se demande bien ce qui va l’anéantir. Eh ouais, on s’appelle pas « Super » pour rien ! Je précise que "super" est le nom de la créature mais que ça ne s'applique malheureusement pas aux effets spéciaux assez foireux.
C’est bien entendu notre biologiste canon qui va trouver la solution. Posséder une plastique irréprochable n'empêche pas de savoir AUSSI tuer les requins voraces. Notre requin est en effet attiré par les ondes radio, c’est ce qui lui permet de se diriger et il y répond par « des ondes plasmoniques » : waouh, j’ai découvert ici ce que c’était et je demande instamment aux personnes qui pensent que ce genre de films n’apprend rien de s’excuser illico ! 😋 Ma scène préférée ? Les deux surveillantes de plage (canons, vous l’avez compris) s’engueulent sur la plage le soir alors que l’une espérait sortir avec l’ex-petit copain de l’autre ; mais ce dernier a préféré revenir avec son ex, entraînant la colère de sa copine. Vous suivez ? Ouais, je sais, y a aussi un côté « Feux de l’Amour » assez insoutenable. Bon, les deux sont là, la sympa s’est faite rembarrer et en accuse sa copine et elle lui sort, d’un coup, une phrase définitive : « Je préférerais être morte ! ». Aussitôt dit, aussitôt fait, le requin sort de l’eau et la croque ! Et la copine juste après…🤣 J’ai particulièrement apprécié la chanson du générique, hyper funky qui m’a rappelé le « Super Freak » de Rick James (tiens, tiens, un autre « super » !!!) et je ne résiste pas à vous citer les paroles (véridiques): « ♪ super shark. ♪ super shark. ♪ super shark. ♪ super shark. ♪ as bad as can be. ♪ on the land and on the sea ♪. ♪ super shark. ♪ I know he's bad » 😜. Baudelaire n’est pas loin, vous l’avouerez. On sourit à quelques moments et c’est déjà pas mal (par exemple quand la bimbo élue « reine de la plage », en pleine séance photo, combat le requin avec…un parasol, avant de finir en hors-d’œuvre 🤤).