Swerve (2012), c’est un peu comme prendre une route déserte avec l’espoir d’un voyage palpitant… et finir coincé derrière un kangourou en grève.
Le film démarre avec un accident, une mallette pleine de billets et un air de mystère. On s'attend à un thriller nerveux, mais très vite, ça cale. Les personnages ? Aussi expressifs que des poteaux télégraphiques. Le héros passe son temps à subir l'intrigue comme un touriste perdu en plein désert : confus mais poli.
Visuellement, c’est pas vilain : le désert australien est photogénique, les plans sont léchés, mais tout ça sert une histoire qui tourne à vide. Un peu comme si Tarantino avait laissé son scénario en brouillon et qu’on avait filmé quand même.
Alors oui, on sent que Swerve veut faire genre "thriller noir", mais à force de zigzaguer entre les genres, il finit par s’auto-rentrer dedans.
En bref : un film qui a le GPS, mais pas la destination.