A la suite de la disparition d'un élève avec qui ils étaient dans leur classe en 1993, quatre amis veulent faire une fête trente ans plus tard avec le reste des élèves, devenus adultes. Sauf qu'ils ne sont pas forcément les bienvenus car des rancœurs subsistent...
Je ressors d'autant plus déçu que le sujet me parlait, bien que je sois plus jeune, que j'ai déjà eu l'occasion de faire une fête de retrouvailles avec d'anciens élèves, mais on dirait que Jérôme Commandeur s'est interdit de faire tout humour sur le sujet, car je trouve ça au fond presque sinistre. Les autre personnages, Vanessa Paradis, Laurent Lafitte, François Damiens et Commandeur lui-même, sont tous des cabossés de la vie, qui ont leurs traumas, entre divorce, dépression, solitude ou peur de ne plus être le meilleur...
C'est plutôt un film sur les illusions perdues, sur ce qu'on voulait faire, sur le passé sur ressurgit (avec des anciens élèves qui reviennent régler des comptes ou une professeure qui a mal vécu la fin de sa liaison avec un jeune élève...), avec quelques éléments parfois touchants comme François Damiens qui refuse le temps qui passe, et a du mal à admettre qu'il est moins vigoureux que son fils, Laurent Lafitte qui incarne un chanteur has been des années 1990, Vanessa Paradis à qui on reproche d'être seule sans enfants, ou la dépression du personnage de Jérôme Commandeur... Mais bout à bout, la mayonnaise a du mal à prendre, et j'y vois quelque chose de triste, loin par exemple de la célébration nostalgique de Play dont là, je sens qu'il a été fait pour moi.
Décidément, j'ai du mal avec les réalisations de Jérôme Commandeur...