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le 27 avr. 2011
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Je ne m'attendais à rien. Je n'ai rien eu, si ce n'est un Pascal Legitimus complètement motivé dans le rôle de Theodore Rex en version française. Le film de Jonathan Betuel est carrément raté, le...
Que peut-on retenir de Theodore Rex ? Les chaussures de Teddy sont coolos. La bande son à la rigueur. Le cabotinage de Bud Cort s’il ne faisait pas autant mal au cœur. À part ça...
C’est pourtant pas faute de chercher. Et avec une intrigue mêlant film noir et buddy movie dans un monde futuriste vaguement crépusculaire dans lequel humains et dinosaures anthropomorphes évoluent côte à côte, et qui entrepose pêle-mêle savant fou, espèces de mutants ninja, boites de nuit cosmopolites, on aurait logiquement pu trouver. En d’autres termes, si Theodore Rex échouait à être un plaisir premier degré du type Qui veut la peau de Roger Rabbit ?, ce qui transparaît de la note d’intention, on aurait pu en tout cas se raccrocher aux degrés suivants comme il était possible de le faire avec un Super Mario sorti deux ans plus tôt.
Déplorable en tant qu’adaptation et même en tant que film, ce dernier, par son rythme quand-même soutenu, ses idées sacrément débiles, son ambiance kitsch, ses inénarrables goombas et son super casting, pouvait tirer pas mal de sourires (parfois un peu crispés mais bon) et générer une certaine tendresse. Theodore Rex n’est pas bon et, contrairement à Super Mario, ne bénéficie pas, avec le recul, d’un aspect involontairement rigolo et hallucinant à même de lui conférer quelque chose de sympa et d’attachant. C’est un naufrage complet.
Avec son budget de 33 millions de dollars, il constitue l’un des DTV les plus onéreux jamais produit : il était initialement prévu pour une sortie cinéma mais les très mauvais retours lors des projections test ont abouti à ce changement de braquet. Les éléments qu’on trouve un peu partout sont que les dinosaures étaient à la base prévus en images de synthèse, ce qui a convaincu pas mal de monde, notamment côté comédiens, mais que le projet a été revu en cours de route, ce qui a démotivé pas mal de monde, notamment côté comédiens, dont Whoopi Goldberg qui a tenté désespérément de se retirer du projet avant que celui-ci ne soit trop engagé. Un passage au tribunal plus tard, elle se voit contrainte de jouer dans le film... Si elle sera payée 7 millions de dollars au lieu de 5, le cœur n’y est pas. L’eût-il été ça ne changeait du reste pas grand-chose.
Scénariste, Jonathan R. Betuel n’a pas cessé d’apporter de nouvelles idées et/ou de changer de direction. Passé réalisateur, Jonathan R. Betuel n’a pas cessé d’apporter de nouvelles idées et/ou de changer de direction... en cours même de tournage. Novice en production, Stefano Ferrari, fils d’un magnat italien du médoc, semblait si emballé par le script qu’il n’a jamais cherché à en canaliser l’auteur. Le tournage en aura été d’autant plus bordélique.
Et tout ça, à l’écran, on le ressent forcément. Et douloureusement, malheureusement, puisque l’ensemble à un côté ronronnant et brouillon sans que les délires de Betuel n’ait pu apporter une folie un peu bienvenue au film. C’est d’autant plus dommage que cet univers improbable avait quelque chose de rigolo...
Le lien pour jouer, c'est là : https://www.incredulosvultus.top/theodore-rex
Personnage > Agissement
Bagarre > Se met à couvert derrière un canapé/une table renversée lors d’une fusillade – Course-poursuite > Défonce volontairement un portail avec son véhicule – Saute dans le vide/s’élance en hurlant « Geronimo ! » – Se regarde dans un miroir > Maquillage, nœud de cravate, etc. – Stylé > S’exclament la même chose et en même temps – Tension > Rappelle à ses troupes qui commande, nom de nom
Personnage > Caractéristique
Distrait > Frappe quelqu’un sans s’en rendre compte
Personnage > Citation
Réfrène > « Wo-wo-wo-wo-wo ! »
Personnage > Héros ou héroïne
Tension > Son fils, sa fille, sa femme, un·e proche est en danger, entre les mains des méchant·es
Personnage > Méchant·e
À l’épreuve > Sous-fifre qui se fait berner comme un·e bleu·e – Mégalomane
Personnage secondaire
Sbire neuneu
Réalisation
Grammaire > Ralentis injustifiés et insupportables – Gros plan > Pieds d’un personnage battant dans le vide – Média > Point de situation par un reportage télé, radio ou presse écrite – Ouverture ou fin > Voix off d’introduction ou de conclusion – Ouverture > Présentation écrite de l’univers, de la situation, du personnage, du contexte voire définition
Réalisation > Accessoire et compagnie
Ambiance > Portes automatiques qui font « Pshiiiii... » – Intelligence artificielle (de vaisseau)/interface > a une voix robotique/monocorde – N’importe quoi > Explosion injustifiée – Pouet-pouet > Effet pyrotechnique hasardeux – Tension > Compte à rebours
Réalisation > Audio
Bruit exagéré > Coups donnés lors d’un combat au corps-à-corps – Bruit générique > Son de dessin animé : ressort, clochette, etc. – Musique > Classique
Scénario > Blague, gag et quiproquo
Calembour – Fait des grimaces (dans le dos) / répète une phrase sur un ton moqueur – Grogne après un chien agressif pour le remettre en place (gag) – Pipi, caca, prout – Quiproquo > Se fait houspiller ou gifler par une femme après qu’un autre lui ait touché les fesses – Recrache sous le coup de la surprise ou du dégoût – Se fait jeter un verre au visage
Scénario > Contexte spatio-temporel
Boîte de nuit – Cérémonie d’enterrement / de funérailles (-> corriger les films : cimetière) – Cérémonie de remise de médaille ou de prix
Scénario > Dialogue
À voix haute > Se parle
Scénario > Ficelle scénaristique
Cauchemar > Se réveille en hurlant/en sueur/en sursaut
Thème > N’importe quoi
Accessoire > Le flingue, ce couteau suisse... – Carton-pâte > Élégamment propulsé·e par le souffle d’une explosion très proche
Thème > Rejets, moqueries ou discriminations
Accents étrangers caricaturaux
Thème > Sexisme hostile à l’égard des femmes
Violence sexiste > Mauvaise conductrice
Thème > Testostérone
Méthodes musclées
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Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Les films dont on aimerait voir un remake
Créée
le 24 mars 2024
Critique lue 49 fois
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le 27 avr. 2011
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