Au milieu des années 50, de nombreux films japonais s’intéressent à une génération d'adolescents de l'après-guerre, nihilistes et délinquants. Certains de ces longs-métrages sont des réussites, comme Passions juvéniles de Kô Nakahira, mais il est assez surprenant de voir le grand Keisuke Kinoshita exploiter ce registre à son tour, avec Taiyô to bara. L'histoire assez convenue d'un jeune garçon pauvre dont la mère, veuve depuis plusieurs années, assemble des roses en papier pour joindre les deux bouts. Mauvaises fréquentations, absence de morale et auto-dépréciation : on connait la chanson et l'engrenage qui amène vers un dénouement mélodramatique. Ce n'est pas le meilleur des Kinoshita, à l'évidence.