Nicolas Saada est un bon critique de cinéma et un amateur de musique de film éclairé, qui a fait partager sa passion à de nombreux lecteurs et auditeurs des Cahiers du Cinéma et de radio nova. En revanche je n'ai jamais compris le délire des critiques sur son premier film, Espion, petite chose assez inoffensive que certains ont comparé à Hitchcock. C'était sympa mais vraiment sans plus. Même délire, ou même copinage pour son deuxième, Taj Mahal qui là encore est rapproché de Hitchcock, Argento, Polanski ou même Kubrick ( parce que ça se passe dans un hôtel ! ) Le spectateur lui, est plutôt embarrassé devant un sujet de court métrage étiré jusquà plus soif sur plus d' une heure et demie. Scénario vide, acteurs peu convaincants, notamment Stacey Martin, totalement inexpressive, à croire qu'elle était sous drogue pendant que la caméra tournait, réalisation plate ( on n'a jamais peur, on n'est jamais ému, sans un long prologue et un épilogue encore plus inutile, le coeur de l'histoire tient en vingt cinq minutes ) Le film entre en résonance avec l'actualité tragique de ces derniers jours, mais c'est vraiment tout ce qu'il y a à en dire, ce qui permet de parler autour du film car du film lui-même il n'y a rien à dire. La critique étrangère ne s'y est pas trompé, réservant à Taj Mahal une sérieuse volée de bois vert.