McG, McG, c’est la cuisine d’aujourd’hui !
Après deux films sans grand intérêt, inspirés des "Drôles de Dames", McG nous sert plus ou moins la même tambouille une fois encore : mise en scène clipesque et tape à l’œil, punchlines sous la ceinture, acteurs de charme. Mais là où "Charlie’s Angels" se vautrait copieusement, "Target" touche sa cible, mais rate de peu le mille. A défaut de surprises, le réalisateur nous gratifie d’une "action rom com" pas déplaisante à suivre.
Des lèvres pulpeuses, des courbes généreuses, un physique de rêve. Tom Hardy en impose. Pour lui donner la réplique, un Chris jamais en Pine d’inspiration, et qui arrive même à tenir la longueur face à l’interprète de "Bronson". Tutto Bane. Ou presque. Reese Witherspoon est sensée constituer l’atout charme féminin du film. A mon sens, elle est une fois de plus l’archétype de la blonde facilement dupée…en attendant sa contre-attaque !
L’histoire se suit sans accrocs, même si l’on voit venir chaque rebondissement à des kilomètres. La mise en scène est plutôt réussie, et ma plus grande surprise vient du fait que le trio fonctionne. Les répliques fusent, notamment entre Tom et Chris, et elles font souvent mouche. Et puis quand l’action s’emballe, et que Tom pousse, Chris sans Hardy, et c’est alors que Pine aide…
A noter la présence de Til Schweiger et Angela Bassett qui font le job, tout comme la musique, sitôt entendue, sitôt oubliée, mais qui sait toutefois ponctuer l’action au bon moment.
Au final, "This Means War" (au passage, pourquoi se faire suer à changer de titre si ce n’est même pas pour le traduire ?) constitue une œuvre tout à fait honnête, pourvu que l’on ne s’attende pas à ce qu’elle révolutionne le genre. Question divertissement : "Bull’s Eye" !