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Team Démolition marque les retrouvailles entre Jason Momoa et Dave Bautista.

Sous la caméra du réalisateur Ángel Manuel Soto, venu du cinéma indépendant et remarqué avec Charm City Kings, chronique urbaine ancrée dans le réel, Team Démolition marque son entrée assumée dans le blockbuster hollywoodien.

Soto ne cherche pas à réinventer le genre, mais signe un buddy movie d’action efficace et bien rythmé, solidement ancré dans sa géographie, ici Hawaï, qu’il investit à travers des revendications décoloniales discrètes mais réelles.


Dave Bautista est sans doute l’ex-catcheur qui a le mieux réussi sa reconversion en acteur. Il l’a prouvé dans la série See, où son Edo Voss impose une violence froide et idéologique, mais surtout dans Knock at the Cabin, où il livre l’une de ses compositions les plus justes et les plus troublantes, loin de toute démonstration musculaire.


J’ai toujours aimé Jason Momoa. Hawaïen revendiqué, il porte à l’écran une physicalité et une présence qui ne cherchent jamais à se normaliser. Il a marqué durablement avec son rôle de Baba Voss dans la série See, où son corps devient un langage à part entière.


Le film se distingue par ces scènes d'actions et de poursuites en voiture comme lors de cette poursuite où Morena Baccarin, au volant, percute deux motards propulsés sur la voiture, Momoa à l’avant, Bautista à l’arrière. La scène impressionne par la brutalité de sa conclusion.


C’est dans le même esprit que le film s’autorise un travelling latéral inspiré de Oldboy de Park Chan-wook. L’hommage est assumé et respectueux, moins viscéral que l’original, mais porté par le son de RZA.

Le duo formé par Momoa et Bautista fonctionne très bien. Ici, on se bat sous la pluie, l’enchevêtrement des corps dans la bagarre évoque le rapprochement des corps.


Team Démolition ne réinvente rien, mais assume pleinement son statut de comédie d’action. Porté par un duo qui fonctionne et une mise en scène efficace, le film joue avec ses codes sans lourdeur et tient ses promesses. Un divertissement solide, que je recommande.

Gwangelinhael
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le 5 févr. 2026

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Gwangelinhael

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