Parfois, on regarde un film dont nous n'avons jamais entendu parler. Parfois on le regrette, parfois c'est une bonne surprise, mais c'est toujours intéressant pour sa propre culture cinématographique. Par ennui, par curiosité... L'affiche nous a interpellée, où encore son parti-prit artistique, où bien son résumé. Pour Telepolis, ce fut un peu des 3 à la fois. Nous sommes dans un monde où les gens n'ont plus de voix, volées par Mr.TV qui contrôle tout, des communications à la nourriture. Le film est en noir et blanc et se veut muet, même s'il ne l'est pas réellement, tout comme The Artist. Le muet sert ici le scénario. Le film est artistiquement très intéressant et surréaliste, empruntant autant à Lang qu'à Méliès, à Burton qu'à Gilliam. De l'expressionnisme à la stop-motion, le film tente énormément, mélange les genres, donnant un patchwork de techniques très intéressant. L'histoire est assez classique, avec sa critique de la médiatisation et du pouvoir de la télévision, mais sa narration le rend assez unique, nous donnant une fable contemporaine très intéressante, qui ne plaira pas à tous le monde mais interpellera obligatoirement.