Pourquoi appelle-t-on notre planète terre des hommes ?
Parce qu'il est impossible de faire taire des femmes !
On a l'impression qu'on a commencé par réunir de bons acteurs, ...et que c'est seulement après qu'on s'est posé la question : "Mais que va-t-on en bien leur faire faire ou en tirer ?"
Ou encore d'avoir jeté un tas de poncifs ou de clichés dans un tonneau (qui n'a rien de celui des Danaïdes) et d'en avoir ressorti cette marmelade sans grande ambition de goumet !
Et de trois : on se demande si ce scénario était destiné au théâtre (il le deviendra d'ailleurs) car on se demande où est passé le budget de près de 8 MM de francs pour ne tourner quasiment rien qu'à Paris ?)
D'autant que les acteurs de cette farce et leurs cachets, ne sont quand même pas non plus parmi les plus coûteux de France ! Or, j'ai horreur du cinéma reproduisant une scène...
Tiens parlons-en de ce scénario. Moteur :
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"Une famille se réunit tous les samedis en banlieue parisienne et se confie ses heurs et malheurs : tous des quasi-ratés comme cet ancien animateur du club Med qui n'a d'artiste que ne nom et dont la reconversion patauge vers l'oisiveté... Ou encore cet avocat qui végète et se trouve sur la liste alimentaire des commis d'office, où il défend "la racaille de banlieue" à nettoyer au Karcher, et se fait payer en avantages en nature, genre marchandises issue de recéleurs... Et puis aussi une nana pas franchement trop "comestible" qui tente de "se caser" en séduisant un interne noir de médecine, qui a beaucoup de mal à expliquer à l'hosto qu'il n'est pas affecté au vif=dage des poubelles, ni à l'entretien des sols et murs, ni même ancien sorcier recyclé venu d'une case de l'ancienne Afrique équatoriale française..."
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Bref, ce script part un peu dans tous les sens comme un brouillon de script , et faute de nous faire voyager dans l'espace, nous fige à Paris : Tolénakache serait-il un réalisateur pantouflard ? Contraction de Eric Tolenado (1971/----) et Olivier Nakache qui ont décidé de travailler en double traction pour nous mitonner des films... Pas plus : ne gambergez pas !
Dans ce long-métrage de 102 minutes,, qui est le troisième de leurs neuf réalisations et scénari de 2005 à 2026, ils explorent leur domaine de prédilection : les avatars et aléas d'une vie en communauté, les difficultés de la vie de couple, au travers de l'analyse psychologie de leurs personnages !
J'ai cru voir la transposition sur écran d'un ancestral feuilleton radio de Radio-Luxembourg des lendemains de la seconde guerre mondiale ,diffusé le soir vers les vingt heures : la famille Duraton dont le cadet était joué par Jean Carmet qui y cachetonnait !
Hélas ici, les deux réalisateurs-scénaristes se dispersent dans des histoires banale, décousues, qui partent dans tous les sens, et qui nous font subir une histoire plan-plan et navrante qui ne brille ni par sa cohérence, ni par un humour subtil et délirant.
Le lendemain, je me suis interrogé : mais au fait, que s'est-il passé ?
Comédie amusante ?
Tout au plus ai-je esquissé parfois quelques timides sourires. Sauf gags d'Omar Sy qui se fait larguer à deux reprises sur autoroute par la conductrice qui ambitionne de le mettre dans son lit !
Heureusement, il y a de temps en temps des plans amusants, mais beaucoup, beaucoup trop rares, et pleins de clichés. Et du bourrage de timing comme ces séquences musicales horripilantes du genre "école des fans" !
Merci, on a déjà donné avec feu Jacques Martin...
Pas bien terrible et ce n'est pas étonnant avec un scénario peu jouissif finalement !
Question casting, ce n'est pas le Pérou !
Vincent Elbaz, omniprésent est agaçant, et n'a rien d'un comique : peu convaincant dans ce type d'aventures... FX Demaison est déjà plus réel, mais avec un rôle bien trop creux...
La palme de la conviction revient à Omar Sy qui crève l'écran, s'est réellement fondu dans son personnage, et qui considère Amiens comme l'enfer !
Côté féminin, Isabelle Carré et sa longue carrière théâtrale font qu'elle saurait s'identifier à un caméléon, mais ici, son personnage est sous exploité...
Joséphine de Meaux nous rejoue son petit numéro habituel (sans loucher !) mais ici, c'est outré à un point que ce n'est ni drôle ni convaincant alors que le gag lui était plutôt une bonne idée !
Mon coup de cœur ira à Lizzie Brocheré, dans le rôle de "SOS nounou", dont on sait que les nouveaux papas restent toujours admiratifs de leur beauté juvénile et tenues vestimentaires affriolantes...
On n'a pas fini son assiette au restaurant qu'on regarde déjà dans celle du voisin...
Ce film a bénéficié d'un budget de 7 7886 045 € et aura rapporté 6 712 495 $ de recettes mondiales, pour un retour sur investissement de 86 % ... Pas si mal ! Pas de classement au box-office par contre avec 796 719 spectateurs lors de sa sortie en salles, dont 278 135 à Paris et avant retrait des circuits de distribution. Ce qui minore le ratio hexagonal à 63 %...
Peut mieux faire pourrait-on dire ?
Justement, le film suivant allait faire un tabac avec le même Omar Sy : "les Intouchables" !
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