Affabulateur et gigolo, le personnage de Jean-Paul Belmondo est un petit escroc, ou plutôt un bonimenteur de charme vivant aux crochets de quelque bourgeoise esseulée. La comédie de Jean Becker le met en scène, parfois accompagné de son complice un peu sot joué par Jean-Pierre Marielle, dans une succession de rencontres à Paris, à la montagne, à Tahiti, dont on perçoit vite, vaudevillesques ou non, la pauvreté comique.
Si, au début au moins, les dialogues d'Audiard donnent quelque saveur au personnage de Belmondo et la mise en scène une certaine vitalité à ses pérégrinations, par la suite la faiblesse du scénario, la vulgarité des seconds rôles autant que l'humour appuyé de Backer enlèvent tout intérêt au sujet comme au personnage. Au spectacle de situations comiques rudimentaires on s'ennuie même franchement.
S'inspirant sans doute d'un registre de comédie "belmondesque" où Philippe de Broca excelle, Becker, lui, n'y montre aucune habileté, aucune subtilité. Sa collaboration avec Belmondo, récurrente pourtant, est décevante parce que le rôle est inabouti, parce que le scénario est mauvais.