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le 26 oct. 2019
Suivre¿ Si senior ?
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Quand je suis grippé, j’aime bien me lancer dans des grosses productions neuneus devant lesquelles je n'aurais aucun scrupule à m’assoupir si besoin. Une opportunité parfaite pour rattraper des trucs à la réputation douteuse mais que je savais que j’allais voir un jour, comme ce Terminator : Dark Fate que je repousse depuis 2019.
Et au final, j’ai vu bien pire en termes de blockbuster crétinisant et piétinant un héritage filmique éhontément, ne serait-ce qu’au sein de cette franchise. Si cet opus n’invente rien et se traîne quelques grosses tares, il n’est pas non plus dégueulasse. Il est tout à fait générique, mais se regarde sans déplaisir. Loin des sommets posés par Cameron, c’est sans doute la suite la plus potable du lot.
Car derrière l’usage mercantile de la nostalgie pour nous pondre un legacyquel dans les règles rébarbatives de l’art (pensez Halloween version 2018, le Texas Chainsaw alla Netflix, ou les deux derniers Scream, où les règles de ces softs reboots étaient établies : ramener les figures d’antan tout en proposant un nouveau départ à la franchise), se cache un postulat pas si con pour permettre une variation face à l’inéluctable auto-destruction de l’humanité déjà bien entamée.
Car au milieu du tout venant Hollywoodien qui a peur du sérieux et tourne donc tout en dérision, Dark Fate se garde bien de blaguer à tout va (à l’inverse du sinistrement ridicule troisième volet par exemple) pour désamorcer tout enjeu. C’est d’autant plus étonnant quand on voit que c’est Tim Miller aux commandes, “l’auteur” qui nous avait infligé Deadpool.
Car à défaut de réinventer la roue, quitte à reprendre les séquences phare de la saga (famille tuée par le double, course-poursuite en poids lourd, final en milieu industriel…), il y a assez de variété dans les situations pour faire passer la pilule, et un ancrage (certes pas finaud) dans quelques thématiques d’actualité : féminisme, conflits à la frontière mexicaine, diversité…
Et si le final s’étire trop et se transforme rapidement en un ronronnement mécanique peu digeste, cela n’empêche pas au casting de faire le taf, à quelques trouvailles narratives de fonctionner, et à Dark Fate de se placer comme un truc pas honteux dans une franchise qui n’a pas su trouver grâce depuis 1992.
Prochaine grippe, je me fais Beetlejuice Beetlejuice.
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Créée
le 30 janv. 2025
Critique lue 12 fois
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le 26 oct. 2019
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