Terreur.point.com par Sintaquendetoa
Bide retentissant lors de sa sortie en France, aussi bien au niveau des critiques que du public plus que restreint qui dégna se déplacer pour aller le voir, Terreur.com ne méritait pas vraiment ça. Attention, me faite pas dire ce que je n'ai pas dit, ce film n'est pas un chef d'oeuvre ni même un film à en devenir culte. L'interet est ailleurs... mais vla ti pas que le résumé tente une percé pour venir s'installer au bon moment :
Mike Reilly, un jeune inspecteur new-yorkais, se trouve confronté à plusieurs morts horribles, probablement consécutives à une mystérieuse épidémie. Epaulé d'une ambitieuse chercheuse du Département de la Santé, Terry Huston, il découvre l'existence d'un site Internet, Terreurpointcom, sur lequel les victimes se sont connectées deux jours avant leur décès. L'épidémie dissimulerait en fait une série de meurtres, orchestrés par une "veuve noire" qui hante le réseau et cherche à se venger.
Mike ne tarde pas à se connecter au fameux site. Il dispose dorénavant de 48 heures pour trouver et détruire cet esprit démoniaque, sinon il subira le même sort que les autres victimes.
Ca sent le résumé pompé sur allocine n'est ce pas... c'est pas faux! Et alors? Non mais! C'est encore moi le maître de cette critique.
Il convient de préciser que Terreur.com est arrivé en retard. Suite au succès des Ring aussi bien remake que japonais et autres Kairo, on se rend compte que FEARdotCOM ( pour faire plus ricain ) n'est autre qu'un plagiat des films cités précédement. Après la cassette qui tue en 7 jours, voici le site internet qui vous dégomme en 48h ( il est encore plus rencunier que la cassette )! Vous me direz, maintenant les réalisateurs prennent leurs pieds avec des téléphones portables... no comment.
Triste constat, surtout que l'on ne ressent jamais la pression de la course contre la montre à laquelle sont soumis les personnages incarnés d'un coté par le bon Stephen Dorff qui est à l'aise dans son rôle de flic, de l'autre, on se retrouve avec Natascha McElhone qui n'arrete pas de dire des phrases sans interet... d'autant qu'elle ne semble jamais éveillé durant tout le film!
L'acteur qui joue le tueur en série est mal exploité et je pense qu'une personne plus jeune aurait été un meilleur choix, qu'importe, il possède une bonne dose de sadisme comme on aime.
Casting en dent de scie, scénario déjà vu... où est l'interet? Tout simplement dans la photographie du film. William Malone, à qui l'on doit le sympatique La Maison de l'Horreur réussit à signer une oeuvre extrèmement soignée et rivalise d'ingéniosité pour nous balancer des scènes somptueuses. Il faut voir au ralentit le montage ultra cut des images du site internet... magnifique. De plus, l'ambiance est pesante, et extrèmement glauque, je me suis même surpris à penser au jeu Silent Hill lors de la scène ou Natascha McElhone prend l'ascenseur à l'hopital.
Certains diront qu'une fois de plus, ce genre d'ambiance est pompé sur Seven mais qu'importe.
La photographie sauve donc ce film au scénario baclé, faisant trop souvent appel à des ficelles scénaristiques incompréhensibles. A voir uniquement pour sa beauté plastique mais bon si vous voulez un très beau film, je vous conseil Le Labyrinthe de Pan ( comment ça rien à voir ^^)