Un gamin lèche sa sucette en gros plans (avec la chanson "Lollipop" à fond le volume... "Ouh, ça, ça va resservir plus tard.") quand il surprend dans l'entrebâillement d'une porte le meurtre de son grand frère par un chirurgien fou. Le gamin est traumatisé. Cut. On reprend avec l'histoire, bien plus tard, d'une chirurgienne qui peine à gagner de la crédibilité auprès de ses confrères masculins, tandis qu'un mystérieux chirurgien tue les patients en cachette (tiens, tiens... Qui qui c'est qui, le tueur ? Oh, ben, il y a toujours une sucette laissée comme signature, à côté des cadavres... Oh oh, c'est le moment où "ça ressert."). Mais Terror Clinic ne se laisse pas faire, vous vous pensiez malin d'avoir trouvé la solution à mi-film ? Le tueur est démasqué et arrêté à la seconde d'après (et paf, dans nos dents !), ce qui en fait soit une excessivement courte copie DVD de film d'horreur (remboursez), soit un film qui prépare déjà son twist de
faire évader son meurtrier
, pour le rendre encore plus vilain et imprévisible. Le plan d'évasion en soit n'est pas très compliqué (vous avez vu Mommy ?), d'ailleurs
le tueur se refait choper
(les gardiens ont dû voir Mommy), le tueur est donc obligé d'innover un peu (il se
fracasse le poignet avec un tiroir en gros plans
: bon app' !), et s'en va terroriser les patients de façon plus sadique (la pauvre patiente "de couleur" nous a pincé le cœur... Elle l'avait dit, elle l'avait dit...). Côté mise en scène, Terror Clinic est assez laid, à l'exception de la scène de la patiente qu'on vient de mentionner (la seule qui met de la tension, car le zinzin pourrait surgir de partout, et la caméra s'amuse à nous montrer des fausses pistes pour finalement nous duper en beauté : on n'aurait jamais regardé là), l'acting est caricatural dans l'ensemble, l'histoire est assez neuneu, et le final chaotique.
Le méchant essaie donc de tuer la gentille, les flics lui tirent dessus, mais il se dope, donc il revit plus tard (ne nous demandez pas), il essaie encore de tuer la gentille (cette rancune tenace !) cette fois-ci dans son sommeil, sauf qu'elle se réveille, découvre son compagnon trucidé dans son lit, y va pour en finir avec le meurtrier, mais l'épargne, sans aucune logique (sympa pour toutes les victimes passées, et futures).
Et "Fin". Ah, on a dû rater un épisode. Ou peut-être que le film ne sait en réalité pas où il va depuis le début, alors il n'a de cesse de bluffer (Martoni), et l'on se fait piéger gentiment, jusqu'au final assez raté. Aussi, ne vous attendez pas à des scènes sanglantes, le film n'est pas gore du tout. Seule la scène de poignet fait vraiment mal à regarder : là, on peut vraiment dire que le film s'est foulé le poignet sur le scénario.