Film WTF du début à la fin. Pose un principe assez simple, brutal, dans un futur qui semble socialement et politiquement sombre. On comprend vite les règles du jeu, mais l’univers reste volontairement opaque, comme si le monde existait sans avoir besoin de s’expliquer.
Ce n’est pas extrêmement gore, mais la violence est très corporelle. Le corps est exposé, mutilé, marchandisé et consommé. On ressent une brutalité sèche comme son environnement. Par moments, on a l’impression d’assister au fantasme d’un auteur qui aurait mélangé beaucoup d’influences et peut-être un peu trop de substances avant d’écrire. L’ensemble est halluciné, presque sous acide.
Pourtant, derrière le délire visuel, le film raconte quelque chose. Il parle d’exclusion, de communautés marginales qui recréent leurs propres codes, de survie dans un monde qui a déjà renoncé à certaines vies. Le récit est contemplatif, peu bavard, parfois aride. Il ne cherche pas à séduire, il impose son rythme.
À voir pour l’expérience. Plus pour l’atmosphère et le trouble qu’il installe que pour son intrigue.