Plusieurs catcheurs mexicains sont retrouvés le corps sans vie le long des plages, délestés de leur glande pinéale. Batwoman mène l'enquête et va rencontrer un savant fou qui veut créer la créature parfaite, mi-homme mi-poisson.
Je ne vais pas dire que je connaisse le cinéma mexicain des années 1960, mais la culture du catcheur est très importante dans le pays à tel point qu'il y a plusieurs films où le héros est masqué comme tel, comme par exemple la série des Santo. Batwoman fait clairement partie du même courant, sauf que comme son nom l'indique, le rôle est joué par une femme, Maura Monti. Actrice qui aura une carrière assez courte, moins de dix ans, car son premier mari lui demandera d'arrêter le métier, et elle deviendra enseignante ! C'est clairement un plagiat bis de Batman, à se demander comment DC n'a pas fait de procès à la production, où les moyens sont sans doute équivalents à un épisode de la série des années 1960, sans les onomatopées à l'image, avec aussi peu de moyens dans les décors, les cascades, les costumes ou l'action. Et pourtant, il y a un côté kitsch, presque amusant, qui en ressort, et il faut dire, la présence de Maura Monti qui se balade constamment en bikini, quand elle ne fait pas du catch en tenue de Batman, cette fois toute habillée ! C'est clairement une bizarrerie, très courte par ailleurs (80 minutes), intéressante pour découvrir un pan du cinéma mexicain de cette époque, même si c'est par une voie bis.