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Soyez cool. Regardez la gueule du Dude. Avec sa posture tire-au-flanc, son caleçon douteux et ses sandales. Mais derrière son bouc touffu et sa touffe de cheveux, Lebowski est un gros nounours...
Sur ce que j'appellerais volontiers "la voie du gland" (sans connotation scabreuse, a priori) faite de reniements et de compromis (sauf avec la flemme), le gros Lebowski (en fait l'autre n'est pas plus maigre -seulement plus riche-), tel une sorte de "Bouddha" des temps modernes (il a d'ailleurs de nombreux disciples -qui ont plus ou moins conscience d'en être, c'est vrai-), traversant la vie avec légèreté en dépit de sa bedaine ; non pas comme l'eau caressant la pierre, mais plutôt comme un mouchoir usagé (peu importe comment et par qui) dispersant ses microbes au gré du vent, incarne un idéal...
Parfaitement accessible, une fois n'est pas coutûme, de même que le film qui le met en scène ; du moins tant qu'on ne cherche pas à imiter ses dialogues ("parfois semblables à des koan", selon un maître zen cité par Jeff Bridges), son intrigue digne d'un thriller (il en est d'ailleurs un lui-même, à sa façon parodique) ou son jeu d'acteurs à se taper sur les cuisses, voir à se rouler par terre.
Créée
le 19 mai 2026
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le 5 nov. 2013
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