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La matière orientale se teinte d’influences occidentales, tel le filmage de la boxe rappelant Raging Bull (Martin Scorsese, 1980) ou les filtres de couleur appliquées aux plans d’intérieur ; cette rencontre improbable génère des images mémorables, terrifiantes voire écœurantes, plaçant l’humain au contact de l’animal (serpents, araignées, crocodiles, chauves-souris, poulets, vers…), du minéral et du divin, explorant ses viscères, sa cervelle et ses perpétuelles mutations d’un corps à l’autre ou au sein du même corps. Le long métrage se pense comme une suite de métamorphoses et visions cauchemardesques surréalistes, bouillon de cultures digérées, recrachées et ingurgitées à nouveau dans un rythme infernal et spectaculaire, condensé d’un savoir-faire en matière d’animation. Çà et là, il touche au sublime.
Créée
le 4 févr. 2026
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