The Choral offre un regard unique sur la Première Guerre mondiale, tout en peinant à maintenir l’équilibre entre son protagoniste captivant et une narration assez terne dans ses autres intrigues secondaires. Film au récit confus, The Choral voit sa douceur débridée et son ensemble habile venir nouer certains de ses fils les plus lâches. Mesuré plutôt que racoleur, The Choral est Les Virtuoses en tonalité mineure une élégante exploration, située dans le Yorkshire, de la musique comme stimulant spirituel du moral dans les temps les plus sombres. Porté par une nouvelle prestation admirable de Fiennes, il exploite son milieu de manière suffisamment efficace. Avec Ralph Fiennes incarnant gravement le chef de chœur controversé en son cœur, il réussit joliment à éviter les notes trop évidentes, mais égare son crescendo pourtant exaltant. Il y a des moments de comédie grinçante et des dialogues lourdement émotionnels que l’on imagine plus facilement devant un public en direct, précisément ciblé. L’art compte bien davantage que le patriotisme pour Guthrie, et la bonne surprise du film de Nicholas Hytner malgré ses atours mignons, très très anglais est qu’il prend largement son parti. Même si le résultat final n’est pas tout à fait à la hauteur de la majesté de l’opéra d’Elgar, ni même des véritables bouleversements sociétaux transformateurs que la Grande Guerre a provoqués sur cette terre, il y a assez de choses à admirer dans ce qui se déroule à l’écran dans ce récit pour le recommander.